Participants : Emmanuelle
Anceaume, Erwan Demairy.
Mots clés : application multimedia,
architecture qualité de services, temps réel, allocation de
ressources .
Résumé :
Les travaux réalisés ont tout d'abord porté sur l'aspect
``statique'' d'une application multimedia puis sur son
aspect ``dynamique''. Plus précisément, nous avons conÇu un
algorithme permettant de vérifier statiquement une
application vis-à-vis de la cohérence des données échangées
et du respect des contraintes temporelles. Nous nous sommes
ensuite intéressés à la répartition dynamique des
ressources entre les applications qui s'exécutent sur une
architecture qualité de service donnée.
Nos travaux s'inscrivent dans le cadre de l'aide à la
conception des applications multimedia. Nous nous intéressons
plus particulièrement aux applications multimedia capables
d'adaptation entre différents niveaux de qualité. Afin de
faciliter le travail des concepteurs d'applications
multimedia, nous définissons tout d'abord un algorithme qui
permet de vérifier statiquement une application vis-à-vis de
la cohérence des données échangées et du respect des
contraintes temporelles. L'application est décrite par son
concepteur sous la forme de composants et de connecteurs,
habituelle dans le domaine des architectures logicielles. On
associe à ces éléments les configurations qu'ils supportent,
c'est-à-dire la qualité qu'ils peuvent fournir ou accepter.
Chacune de ces configurations impose une exigence en
ressources pour le système sous-jacent. Ces exigences sont
obtenues en mesurant la consommation des applications, par le
biais de moniteurs. À ce stade, nous pouvons vérifier que
l'association des composants et connecteurs constitue bien un
ensemble cohérent vis-à-vis des qualités comprises et
fournies par les éléments constituant l'application. D'autre
part, des contraintes temporelles probabilistes sont placées
sur les flux de l'application. Nous définissons une méthode
qui permet de déterminer si les contraintes peuvent être
respectées, en utilisant les garanties données par les
éléments constituant l'application.
Ce premier algorithme fonctionne en considérant que les
ressources nécessaires pour garantir le bon fonctionnement
des éléments de l'application sont disponibles. Cette
hypothèse n'étant en général pas satisfaite, nous nous
intéressons dans un deuxième temps, à la répartition des
ressources entre applications. Nous supposons que ces
applications s'exécutent sur une architecture qualité de
service donnée. Cet algorithme est utilisé par
l'environnement pour piloter une AQDS au
moment de l'admission ou du retrait d'une application en
permettant une redistribution des ressources entre les
différentes applications. L'environnement agit comme une
sur-couche d'une architecture de qualité de service et permet
d'obtenir une qualité ``optimale''; le critère d'optimalité
étant précisé ultérieurement.