Sous-sections
Participants : Jean-Michel
Hélary, Achour Mostéfaoui, Michel Raynal.
Mots clés : causalité, point de
contrÔle, cohérence, tolérance aux défaillances .
Résumé :
Nous avons essentiellement affiné les résultats
essentiels obtenus en 1996 et 1997, notamment dans l'étude
de la cohérence forte et dans la recherche d'un ensemble
minimal de Z-chemins dont la suppression suffit à assurer
la propriété RDT.
Nous nous sommes intéressés au problème de la
détermination de points de contrÔle globaux cohérents selon
les deux approches coordination induite par les
communications (communication-induced checkpointing)
et non coordonnée.
Nous nous sommes intéressés à la question essentielle :
``l'abstraction d'un calcul obtenue en ne considérant que les
points de contrÔle locaux et leurs relations de dépendance,
est-elle cohérente ?''. Nous avons examiné deux réponses
à cette question, chacune considérant une notion de cohérence
particulière pour l'abstraction définie par les points de
contrÔle.
Dans le premier cas, l'abstraction est cohérente si tout
point de contrÔle local appartient à au moins un point de
contrÔle global cohérent. Nous avons caractérisé cette
propriété de cohérence par une propriété sur l'estampillage
des points de contrÔle par des entiers, montré comment cet
estampillage permet d'obtenir rapidement ``en ligne'' des
points de contrÔle globaux cohérents, et proposé un protocole
générique, coordonné par les communications. Ce protocole
recouvre de nombreux protocoles connus [13].
Nous avons proposé un protocole non coordonné de prises de
points de contrÔle locaux. Dans une stratégie non-coordonnée,
les processus prennent des points de contrÔle locaux de
manière indépendante. Le problème est alors le
suivant :étant donné un sous-ensemble de points de
contrÔle locaux (au plus un par processus), la théorie de
Netzer et Xu permet de répondre à la question existe-t-il
un point de contrÔle global cohérent qui contient ce
sous-ensemble? par une caractérisation théorique. Le
protocole proposé est capable de répondre en ligne à
cette question; de plus, si la réponse est positive, il
fournit le point de contrÔle global cohérent le plus
récent englobant le sous-ensemble donné, sinon il
fournit le ``prochain'' point de contrÔle global
cohérent [8].
La seconde notion de cohérence, plus forte que la
précédente, est la propriété RDT (pour Rollback-Dependency
Trackability) introduite par Wang. Dans le cadre de
l'approche coordination induite par les
communications, nous nous sommes intéressés à la
recherche de conditions optimales sous lesquelles un
processus sera obligé de prendre un point de contrÔle forcé.
Par là nous entendons la recherche de conditions telles que
le nombre de points de contrÔle forcés serait le plus faible
possible. Dans une approche ``théorique'', il s'agit de
définir un ensemble de Z-chemins dont la suppression (par
prise de points de contrÔles locaux) suffit à assurer la
propriété RDT. Nous avons donc caractérisé un ensemble
minimal de Z-chemins dont la suppression assure la
propriété RDT et proposé un protocole induit par les
communications qui réalise ``au mieux'' cette caractérisation
optimale [10]. Nous avons de plus établi un
résultat d'impossibilité sur l'utilisation des horloges
scalaires pour garantir la propriété RDT [9].