Participants : Guillaume Rellier,
Xavier Descombes, Josiane Zerubia.
Mots clés : imagerie hyperspectrale,
analyse de texture, classification, champs de Markov,
poursuite de projection .
Les capteurs optiques hyperspectraux sont caractérisés par
le nombre de leurs bandes d'acquisition. Alors que les
capteurs multispectraux comme SPOT ou Landsat fournissent des
images composées de 3 à 7 canaux, les images issues du
capteur aéroporté AVIRIS sont constituées de 224 bandes
allant du visible à l'infrarouge.
Leur pouvoir discriminant est bien supérieur à celui des
images multispectrales, car la mesure fournie est une bonne
approximation discrète du spectre de radiance du matériau
imagé.
Parmi les approches statistiques pour la classification,
les modèles utilisés sont majoritairement des modèles
non-contextuels. Nous nous intéressons à une analyse des
textures présentes dans ces images. Deux axes principaux ont
été explorés dans ce travail : la réduction de la dimension
de l'espace d'observation, processus servant à atténuer
l'effet de Hughes (estimées sont non robustes du de la grande
dimension de l'espace considéré), et la modélisation de
textures multivariées.
La modélisation par champ markovien gaussien de la texture
multispectrale semble prometteuse. Pour ce qui concerne la
réduction de dimension, on s'intéresse à l'algorithme de
poursuite de projection qui permet, d'une part, d'intégrer la
modélisation choisie et l'objectif du traitement dans les
critères d'optimisation et, d'autre part, de réduire les
problèmes liés à l'estimation de paramètres dans des espaces
de grande dimension.
Ce travail a été réalisé dans le cadre d'une bourse région
PACA/Alcatel Space industries.
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![\includegraphics [width=5cm]{RellierClassif.ps}](img10.png) |
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a) |
b) |
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a) affichage en fausse couleur d'un collage de textures
extraites
d'une scène AVIRIS (224 bandes), b) résultat régularisé
de classification supervisée
après poursuite de projection pour garder 20 bandes