Mots clés : santé, ingénierie,
transports, environnement, télécommunications, algorithme de
couplage, interaction fluide-structure, milieu multiphasique,
combustion, gaz réel, volume fini, élément fini, maillage
non-structuré, ordre élevé, maillage dynamique, feu de forêt,
génie civil, écoulement sanguin .
Résumé :
Nous nous intéressons à plusieurs problèmes physiques,
pour lesquels la mécanique des fluides classique est
couplée à d'autres phénomènes, notamment les interactions
entre un fluide (compressible ou non) et une structure, et
les écoulements réalistes multiphasiques et/ou réactifs.
Les applications visées concernent l'aéronautique, le génie
civil (stabilité aéroélastique des structures) et les
écoulements sanguins d'une part, les feux de forêt et
l'épitaxie, d'autre part.
Nous nous intéressons à plusieurs problèmes physiques,
pour lesquels la mécanique des fluides classique est couplée
à d'autres phénomènes. C'est par exemple le cas des
interactions fluide-structure, de la combustion en milieu
multiphasique et des écoulements de gaz réels à loi d'état
complexe.
Le domaine d'application des interactions fluide-structure
est multiple, on en retrouve par exemple dans les domaines de
la santé, des transports et de l'ingénierie en général. On
peut distinguer les applications où le fluide est supposé
compressible (écoulement gazeux où le nombre de Mach est
supérieur à 0.3) des applications où le fluide est
incompressible (écoulements liquides ou gazeux avec faible
nombre de Mach). Le principal domaine d'application des cas
compressibles est l'aéronautique. Les instabilités
aéroélastiques jouent un rÔle de plus en plus prépondérant
dans la limitation des domaines de vol des avions en général
(civils et militaires), pour lesquels on recherche à la fois
une manoeuvrabilité et une efficacité optimales. Nous
travaillons dans ce cadre avec l'équipe du Professeur Charbel
Farhat à l'université du Colorado à Boulder, plus
particulièrement sur les algorithmes de couplage [6].
La définition de ces algorithmes est déterminante pour
optimiser le compromis habituel entre l'efficacité et la
précision des codes ainsi assemblés. Les domaines
d'applications des cas incompressibles sont divers. Nous
commenÇons à construire des problèmes modèles d'écoulements
sanguins, et, en collaboration notamment avec M3N, nous
espérons simuler le comportement de vaisseaux collabables
(susceptibles de s'écraser en forme de huit) et d'anévrismes.
D'autre part, nous nous intéressons à la simulation de
l'effet du vent sur de grandes constructions du génie civil
[15]. Dans ce cadre, nous sommes partenaires
d'un thème de recherche du LCPC (Laboratoire Central des
Ponts et Chaussées), qui concerne entre autres le CSTB
(Centre Scientifique et Technique du Bâtiment) et le SETRA
(Service d'études Techniques des Routes et Autoroutes).
Nous nous intéressons également à des écoulements
réalistes en mécanique des fluides multiphasiques et/ou
réactifs. Nous avons acquis une certaine expertise sur les
modèles de combustion en milieu multiphasique (qui s'applique
aux incendies de forêt par exemple). D'autre part, la
simulation numérique d'un réacteur de dépÔt chimique est une
activité en plein essor dans le projet. Cette technique,
l'épitaxie [EGS97], d'une importance industrielle
considérable, consiste à injecter des précurseurs dans un
réacteur chauffé contenant un substrat sur lequel se dépose
une fine couche cristalline. La géométrie complexe du
réacteur implique l'utilisation de maillages non-structurés.
La modélisation du réacteur doit prendre en compte les
phénomènes de transfert thermique au sein du réacteur,
l'écoulement tridimensionnel de type convection mixte et la
cinétique chimique. Enfin, de nombreux problèmes, dont le
problème de l'épitaxie cité plus haut, concernent des
écoulements à haute température pour lesquels le gaz ne peut
être considéré comme polytropique, c'est-à-dire que la
relation entre l'énergie interne et la température n'est plus
linéaire, mais donnée par une loi polynomiale ou parfois même
seulement par des tables. On étudie alors une méthode de
relaxation d'énergie [CP98], pour laquelle un solveur
classique peut être utilisé et adapté simplement. Le but ici
est de produire à terme un logiciel de simulation d'épitaxie
en géométrie complexe tridimensionnelle.