Sous-sections
Mots clés : méthode de décomposition
de domaine, problème de Helmholtz, domaine fictif, condition
absorbante .
Participants : Ulrich Hetmaniuk
(Université du Colorado, Boulder (US)), Serge Piperno,
Charbel Farhat (Université du Colorado, Boulder (US)).
Dans la continuité de l'étude d'une méthode de
décomposition de domaines [13]
pour l'équation de Helmholtz (avec l'ONERA et l'Université du
Colorado), nous poursuivons une étude sur la possibilité
d'utiliser des sous-domaines fictifs notamment pour simuler
la vibro-acoustique d'un sous-marin, en exploitant la
géométrie approximativement axisymétrique de la structure.
Ulrich Hetmaniuk a séjourné un mois dans le projet, pour
travailler sur une formulation en domaine fictif
axisymétrique du problème de Helmholtz.
Mots clés : système de Maxwell,
acoustique, domaine fréquentiel, élément fini, équation
intégrale, méthode multipÔle, calcul parallèle .
Participants : Guillaume Sylvand,
Armel de La Bourdonnaye.
Toujours dans le but de contribuer à la simulation
numérique des phénomènes de propagation d'ondes
électromagnétiques, nous nous intéressons à la résolution
itérative rapide des systèmes (complexes, non hermitiens)
linéaires issus de la formulation intégrale du système de
Maxwell en domaine fréquentiel, après discrétisation en
éléments finis de surface. Les systèmes obtenus sont pleins,
et le problème est souvent multi-second membre. D'autre part,
l'objet doit être discrétisé assez finement (ici dix points
par longueur d'onde) et les systèmes linéaires deviennent
très gros dès que la taille de l'objet augmente (par exemple,
on atteint un système linéaire de taille un million pour une
sphère de diamètre égal à trente longueurs d'onde). La
méthode multipÔle permet d'accélérer notablement les produits
matrice-vecteur et de rendre une résolution itérative bien
plus rapide.
Nous avons cette année continué l'implantation de la
méthode multipÔle rapide multi-niveaux, notamment avec le
calcul distribué (SIMD, à mémoire distribuée, sous MPI) entre
les processeurs de l'octree (sur lequel est fondé
l'algorithme multi-niveaux). Nous avons pris du temps à
optimiser le code, sur plusieurs types d'architectures (Cray
T3E, IBM POWER SP2/3, SGI Origin2000, NEC SX5) aussi bien
pour des calculs électromagnétiques et acoustiques, avec
comme résultat le passage de cas à un million d'inconnues
(sur une sphère, la taille de l'objet comptant plus que sa
forme, du point de vue de la méthode multipÔle). Par la
suite, nous espérons pouvoir atteindre dans le courant de
l'année 2001 des nombres d'inconnues plus importants, de
l'ordre de 5.106, sur 64
processeurs, en moins de 2 heures.
Mots clés : système de Maxwell,
domaine temporel, matériau fortement hétérogène, matériau
anisotrope, effet Kerr, existence et unicité, théorème de
Hille-Yosida, auto-focalisation, filamentation, méthode de
Godunov, problème de Riemann, volume fini, solveur de Roe
.
Participants : Malika Remaki,
Frédéric Poupaud, Armel de La Bourdonnaye.
Nous nous intéressons aux solutions du système de Maxwell
pour des milieux anisotropes fortement hétérogènes, pour
lesquels la permittivité et la perméabilité sont des matrices
symétriques définies positives dépendant non nécessairement
continûment de la variable d'espace. Nous avons cherché à
étendre le résultat d'existence et d'unicité de la solution
du problème de Cauchy pour le système de Maxwell (donnée
initiale essentiellement L2 et Hrot et conditions aux
limites mixtes métalliques ou absorbantes). La démonstration
[19] s'appuie sur le théorème de Hille-Yosida,
et l'unique solution obtenue est L2 en espace et C1 en temps.
En milieu non-linéaire, nous avons commencé une recherche
bibliographique du besoin de simulation. Lorsque le besoin
apparaîtra plus clairement, nous reprendrons l'étude initiée
par Armel de La Bourdonnaye sur le système de Maxwell-Kerr,
modèle important pour la compréhension du comportement des
champs forts dans des milieux isotropes (il permet en
particulier de prédire les phénomènes de rotation de la
polarisation et de comprendre l'auto-focalisation effective
seulement en deux et trois dimensions d'espace). Nous
comptons aller plus loin dans l'utilisation de volumes finis
[11] dans ce domaine.
Mots clés : système de Maxwell,
domaine temporel, maillage non-structuré, volume fini, schéma
centré élément, stabilité, schéma de Yee .
Participants : Malika Remaki,
Serge Piperno, Loula Fezoui, Nicolas Canouet.
Pour le système de Maxwell en domaine temporel, nous avons
proposé un nouveau schéma en volumes finis centrés sur les
éléments (de forme quelconque) d'un maillage structuré ou
non-structuré [22]. Ce schéma est particulièrement
simple, puisqu'il est fondé sur des flux numériques
totalement centrés entre cellules et sur un schéma en temps
explicite et de type saute-mouton. Par une méthode d'énergie,
nous avons démontré la stabilité L2 d'un schéma en volumes
finis décentrés d'ordre un [18] sur une partition en volumes finis
quelconques, en toutes dimensions. Nous avons étendu ce
résultat au schéma centré proposé par Malika Remaki. La
démonstration de la stabilité repose encore sur une méthode
d'énergie. D'autre part, contrairement au cas décentré, une
énergie discrète se conserve exactement, ce qui prouve
l'absence de diffusion dans le schéma proposé par Malika
Remaki. Rappelons que ce schéma produit une dispersion
comparable à celle du schéma de Yee (schéma aux différences
finies, limité aux maillages cartésiens) [7],
est d'un coût équivalent au schéma de Yee sur des grilles
structurées mais permet cependant d'attaquer des géométries
complexes de manière naturelle, contrairement au schéma de
Yee.
Nous avons collaboré avec Aérospatiale-Matra sur la
validation du schéma proposé sur des configurations
industrielles, notamment en incluant une conductivité non
nulle par éléments [26] : nous avons donc testé le nouveau
schéma sur un problème de compatibilité électromagnétique, un
cas-test de type antenne (avec maillage raffiné) et un
problème de diffraction par des objets composites.
Nous avons proposé deux nouveaux schémas centrés, dont un
s'adapte mieux aux discontinuités de tailles de mailles. Nous
avons prouvé leur stabilité en une dimension d'espace, ce qui
devra être étendu aux dimensions supérieures.
Mots clés : système de Maxwell,
domaine temporel, maillage non-structuré, maillage non
conforme, volume fini, schéma centré élément, stabilité
.
Participants : Serge Piperno,
Loula Fezoui, Nicolas Canouet, Claude Dedeban (France Télécom
R&D).
Dans le but de résoudre les équations de Maxwell en
domaine temporel, par sous-domaines et avec des maillages
adaptés et raffinés, nous avons commencé une collaboration
avec France Télécom R&D, dont le thème est l'étude de
schémas multi-échelles en temps et en espace, fondés sur les
volumes finis. Nous avons fait quelques premiers pas
intéressants sur le couplage de grilles spatiales de tailles
significativement différentes, le couplage de pas de temps
significativement différents (on sous-cycle un des
sous-domaines, parce que, à terme, le maillage y sera plus
raffiné, et la condition de stabilité de type CFL nous
imposera plus tard un pas de temps nettement plus petit).
Dans les deux cas, nous avons proposé en une dimension
d'espace de nouveaux algorithmes de couplage qui ont toutes
les bonnes propriétés :
- consistance, faible dispersion, absence d'ondes
parasites,
- conservation d'une énergie discrète globale,
- construction explicite des inconnues à
l'interface.
Nous avons proposé toujours en une dimension d'espace un
algorithme pour des sous-domaines avec nombre de Courant
constant (donc pas de temps et d'espace différents). Cet
algorithme provoque encore trop d'oscillations parasites pour
être étendu en plusieurs dimensions.
Nous menons parallèlement des tests numériques sur les
schémas centrés proposés en volumes finis sur des partitions
non conformes (une arête peut en couper une autre ailleurs
que sur une des ses extrémités).
Mots clés : Vlasov-Poisson,
Vlasov-Maxwell, régime permanent .
Participants : Mihai Bostan,
Frédéric Poupaud.
Les régimes permanents dans les dispositifs modélisés par
les systèmes de Vlasov-Poisson ou de Vlasov-Maxwell sont
caractérisés par des solutions stationnaires ou périodiques.
Ces dernières sont difficilement obtenues par des méthodes
classiques. Nous avons abordé le problème théorique pour
obtenir des conditions sur les données qui permettent
d`assurer l'existence de ces régimes périodiques. Des
démonstrations mathématiques rigoureuses sont données dans
[9] pour le cas Vlasov-Poisson en toutes
dimensions et dans [10] en une dimension d´espace pour
Vlasov-Maxwell.
Mots clés : plasma, propulseur
plasmique, magnétosphère, ionisation, équation de
Vlasov-Poisson, équation d'Euler isotherme, couplage de
modèles .
Participants : Olivier Chanrion,
Loula Fezoui, Frédéric Poupaud, Thierry Goudon, Serge
Piperno, Sylvie Brosse (Alcatel Space Industries), Thierry
Dargent (Alcatel Space Industries).
Les satellites en vol baignent dans un mélange de
particules chargées (et éventuellement de particules
neutres). Des électrons et des ions issus de ce plasma
interagissent avec les surfaces du satellite et vont ainsi
modifier sa charge électrostatique. Nous sommes intéressés
particulièrement par ces phénomènes de charge en considérant
des plasmas provenant de la magnétosphère et d'un propulseur
électrique. Le but est de simuler l'influence de ce type de
propulsion sur la charge électrostatique d'un satellite en
vol. Pour obtenir des simulations numériques réalistes, il
faut choisir des modèles pertinents et des méthodes
numériques précises et efficaces.
Nous avons poursuivi l'étude de modèles monodimensionnels
particulaire pour la description du plasma magnétosphérique.
Pour le modèle Vlasov-Poisson stationnaire abordé
précédemment, nous avons obtenu un résultat d'existence de
solutions, après avoir corrigé les incompatibilités de
conditions aux limites que nous avions mises en évidence.
Nous avons étudié en outre, des modèles de type fluide pour
simuler à la fois des modèles unidimensionnels, et
sphériques. Le modèle permettant de décrire les ions est un
modèle fluide isotherme. Pour modéliser les électrons, nous
considérons qu'ils s'équilibrent selon une distribution de
type Maxwell-Boltzmann. Pour le modèle unidimensionnel, les
problèmes de conditions limites sont de nouveau rencontrés,
pour le modèle sphérique, nous obtenons la convergence.
Néanmoins ce modèle n'est pas adapté au cadre
géostationnaire : gaine épaisse, absence de
collisions.
Pour comprendre l'effet des réémissions, nous avons étudié
les phénomènes de charge d'espace qu'elles engendrent. Pour
ce faire, nous avons étudié un modèle semi-lagrangien
monodimensionnel (non extensible au multidimensionnel)
permettant de résoudre les équations de Vlasov-Poisson. Ce
modèle nous a permis de comprendre que nous ne pourrions pas
négliger les effets de charge d'espace induits par les
réémissions par la suite.
Pour ce qui est des méthodes numériques de résolution,
nous avons analysé les méthodes connues existantes. Une
première méthode efficace pour résoudre le problème de charge
en environnement magnétosphérique a été développée par le
RIAME - Research Institute on Applied Mechanics and
Electrodynamics du Moscow Aviation Institute - (code ESCAPE)
ou par Maxwell Technologies (NASCAP 2000). Ce modèle est une
méthode particulaire. Il permet de négliger la charge
d'espace du fait que la longueur de Debye est grande et de
calculer les courants incidents aux surfaces en remontant les
trajectoires ; cette méthode est bien moins coûteuse
qu'une méthode particulaire directe mais ne permet bien
entendu pas de prendre en compte les effets de charge
d'espace induits par les réémissions. Une méthode efficace
pour calculer de manière précise le jet issu du propulseur
repose dans des méthodes de type particulaire, les collisions
inélastiques entre neutres lents et ions rapides étant prises
en compte par des algorithmes de type Monte-Carlo. Nous
pouvons, en plus, bénéficier du fait que la longueur de Debye
est petite pour imposer la neutralité du plasma. Ces modèles,
issus du Jet Propulsion Laboratory (NASA et CIT) ou des
récents travaux de l'université de Toulouse, restent très
coûteux, notamment dans l'optique du couplage avec les
conditions magnétosphériques.
Pour coupler les deux problèmes, nous proposons de
résoudre l'équation de Poisson par une méthode volumique au
voisinage du satellite (pour tenir compte des phénomènes de
charge d'espace induite par les réémissions et par le
propulseur) à une méthode intégrale pour récupérer la
condition limite à l'infini. Pour la méthode de calcul des
courants en surface provenant de la magnétosphère, nous nous
proposons d'implémenter la méthode du RIAME avec condition
limite maxwellienne pour les densités de particules au niveau
de l'interface. Pour calculer la plume du propulseur nous
nous proposons d'utiliser un modèle fluide, celui-ci ne
pouvant être aussi fin qu'un modèle particulaire.
Parallèlement, dans le but de valider le futur modèle
d'expansion de jet, nous avons aussi réalisé une campagne de
mesures au Laboratoire de Physique des Milieux Ionisés de
l'école Polytechnique sur un propulseur de type SPT-50. Le
propulseur fonctionnait relativement mal mais cela nous a
quand même permis, grâce à des outils d'interpolation, de
récupérer des données suffisamment fournies. Ces mesures,
uniquement de grandeurs macroscopiques, ne nous permettent
pas de valider la pertinence du modèle, mais sont néanmoins
cohérentes avec le modèle envisagé, qui est donc parfaitement
raisonnable.
Enfin, des équations de type Boltzmann pouvant modéliser
des plasmas spatiaux ont été étudiées [PD99]. Nous nous sommes aussi intéressés à des
régimes de diffusion assez généraux qui pourraient avoir des
applications dans ce cadre [20,12,14].