Mots clés : connexionnisme, réseau
neuromimétique, réseau de neurones artificiels, perceptron,
perceptron multi-couches, carte auto-organisatrice,
classification, statistique .
Le connexionnisme peut être défini comme l'étude de
graphes d'unités simples interconnectées, effectuant des
calculs numériques élémentaires à partir de leurs entrées et
de paramètres internes. On connaît plus particulièrement le
connexionnisme neuromimétique qui étudie les réseaux de
neurones artificiels comme les modèles de perceptron ou les
cartes auto-organisatrices. Ces modèles ont été largement
étudiés sous l'angle de leurs capacités d'apprentissage et de
leurs similitudes avec des classifieurs statistiques (c'est
ainsi que l'on peut qualifier le perceptron multicouches
``d'approximateur universel''). Par ailleurs, d'autres
modèles tentent de revenir vers les fondements du
connexionnisme et sont développés en s'inspirant de la
biologie ( cf. 3.3),
afin d'obtenir des modèles de neurones plus réalistes ou de
viser des tâches relatives à la modélisation du
comportement.
Une autre caractéristique remarquable des réseaux de
neurones artificiels est qu'ils ont été appliqués avec succès
à un grand nombre de tâches (mise en correspondance,
prédiction, contrôle) dans des domaines très différents
(traitement de signal et de données, procédés industriels,
finance, médecine). Le point commun de ces problèmes est de
pouvoir être posés de manière à utiliser les capacités
associatives des réseaux de neurones artificiels, vus comme
des classifieurs. En revanche, les modèles connexionnistes
sont plus difficiles à mettre en oeuvre pour des tâches de
plus haut niveau cognitif, comme le raisonnement.
L'intégration neurosymbolique (
cf. 3.2)
propose des réponses à ces limitations.