Participants : Albert Benveniste,
Pierre Le Maigat.
Mots clés : évaluation de performance,
algèbre (max, +), système synchrone/asynchrone .
Résumé :
Le but de ce travail est de développer les outils
nécessaires à l'étude quantitative des processus synchrones
et asynchrones. Il s'agit, grâce à un cadre formel
relativement récent, les algèbres Max-Plus, d'étudier dans
quelles mesures les systèmes temporisés possèdent des
régimes stationnaires. Le calcul du comportement
asymptotique d'un système temporisé nécessite une bonne
compréhension des mécanismes mathématiques de ces algèbres
qualifiées de «tropicales».
Dans une collaboration avec Loïc Hélouët, du projet Pampa,
il a été défini la notion de
«High-Level-Message-Sequence-Chart temporisé». Les
HMSC forment un langage de description de
scénarios de haut niveau, ces scénarios pouvant être définis
de manière incomplète. Ils permettent, entre autres, de
spécifier des protocoles de communication ; c'est pourquoi
afin de pouvoir faire des estimations sur le débit de ces
protocoles, nous avons étendu les définitions afin de prendre
en compte les durées. C'est grâce à la notion d'automate
d'ordres, définie par A. Benveniste, S. Gaubert et C. Jard,
que les résultats de l'algèbre Max-Plus ont pu être appliqués
avec succès. Ceci a permis l'évaluation quantitative des
notions de trafic, débit ou charge d'un réseau, et
d'appliquer notre étude au cas du protocole du bit alterné.
Une analyse plus poussée sur les matrices à coefficient
Max-Plus permet d'affiner les différentes notions de trafic
en les spécialisant à un canal, à un message particulier, à
un ensemble de messages pertinent pour le protocole défini
(ce qui a conduit à la décomposition des HMSC
en éléments irréductibles)... On peut également, dans le cas
d'une divergence de processus, faire des estimations sur la
vitesse d'accroissement de la taille des buffers. Toutes ces
notions sont intimement reliées au calcul des valeurs
spectrales des matrices Max-Plus. Ces travaux ont fait
l'objet de publications [19,24].
Nous développons maintenant cette approche algébrique pour
les formalismes synchrones/ asynchrones, ce qui nous conduit
à développer un calcul «polynomial»
(max, min, +) qui est une extension
du calcul linéaire (max, +).