Participants : Guy Chavent,
FranÇois Clément, Jean-Marc Cognet, Claire Leleu.
Mots clés : estimation de la vitesse,
estimation de la source, formulation en temps, approximation
paraxiale, lissage .
J.-M. Cognet a poursuivi ses travaux de thèse sous la
direction de G. Chavent, Y.-H. De Roeck et
F. Clément. L'opérateur de modélisation par points
diffractants ``Born+Rais'' a été étendu de façon à pouvoir
modéliser les multiples du fond de l'eau. Ces derniers sont
en effet les plus présents dans les données et il est
possible de les prendre en compte en supposant connus la
position du fond de l'eau
et un paramètre de réflexion
. Ces
deux nouveaux paramètres devront être identifiés en première
partie de l'inversion. Notons que l'identification de
pourra
être obtenue en migrant ou en inversant les données avec la
vitesse de l'eau.
Des résultats de simulation avec ce nouvel opérateur ont été
présentés aux conférences CANUM'2000 [9] et WAVES'2000 [10]. On souhaite maintenant faire de
l'inversion de données sismiques avec cet opérateur de
simulation qui reste efficace en terme de coût CPU ce qui
permet de prendre en compte un nombre de tirs
significatif.
C. Leleu a continué ses travaux de thèse visant au
traitement de données de sismique marine Très Haute
Résolution Tri Dimensionnelle (THR 3-D) sous la direction de
G. Chavent, F. Clément et Y.-H. De Roeck.
Ce projet est lié à la détermination des paramètres
géotechniques (positions des sources et des récepteurs) dans
les données. La connaissance de ces paramètres est non
négligeable dans l'imagerie THR 3-D car la précision requise
liée à l'imagerie est de l'ordre du décimètre. La prise en
compte des variations de positions des paramètres
géoacoustiques, soumis à la houle, s'avère donc non
négligeable afin de pouvoir mieux déterminer la bathymétrie
du domaine étudié.
Comme première étape du traitement des données marines THR
3-D, nous avons élaboré un simulateur, intégrant un masque de
réflectivité. Ce dernier permet, non seulement de limiter la
durée des temps de calcul mais aussi de ne considérer que les
zones de réflectivité contribuant effectivement au calcul des
solutions pour le modèle de terrain donné (prise en compte
d'un angle de pendage maximal). Les solutions obtenues ont
été validées par comparaison avec les solutions analytiques
3-D dans le cas d'un milieu bi-couche homogène. Cette étape
de validation a renforcé la nécéssité de caractériser
automatiquement la discrétisation idéale à choisir.
La deuxième étape dite ``d'inversion'' vise à estimer les
paramètres de réflectivité et les coordonnées cartésiennes
des sources et récepteurs (X) à partir des données. La minimisation
de la fonction coût associée au problème se formule au
travers d'une étape de migration en profondeur et a été
réalisée via un alogrithme d'optimisation itératif de
gradient conjugué moindres carrés CGLS (Conjugate Gradient
Least Squares). La recherche du paramètre X est opérée au moyen de la formulation
MBTT (Migration based Travel Time). Dans le souci
d'économiser le temps de calcul, nous avons mis en place une
paramétrisation de X : on considère les
variations du dispositif en fonction d'un ensemble d'angles
de déplacement (
) liés à la direction des tirs et à la
force du courant marin. C'est ce nouvel ensemble de
paramètres
, moins volumineux, qui est recherché
par minimisation de la fonction coût associée. Cette dernière
étape de minimisation est en voie d'intégration dans le code
principal réalisé en Fortran 90. Le traitement de données
réelles est envisagé.