Sous-sections
Mots clés : empreintes digitales,
signatures spécifiques, matching de points, classification
.
Participants : Sylvain Bernard,
Nozha Boujemaa.
Il s'agit d'un travail développé dans le cadre de la thèse
de Sylvain Bernard (CIFRE avec la société THOMSON-CSF
IDMATICS). THOMSON-CSF IDMATICS fournit des systèmes de
production de titres d'identité (carte d'identité,
passeport, permis de conduire ...). Ses clients étant des
états (Gabon, Kenya, Pologne ...), cette société doit gérer
de très grandes bases d'images (empreintes, visages).
Nous exploitons un grand nombre de connaissances propres
au domaine de la reconnaissance manuelle de personnes par
empreintes digitales. Pour savoir si deux empreintes
proviennent du même doigt, les experts détectent leur
ensemble de minuties (points de fin ou bifurcations de lignes
de crêtes) [4]. Après leur mise en correspondance
et si le nombre de minuties communs est suffisant, il est
alors affirmé que les deux empreintes proviennent du même
doigt. Dans le cas de la recherche dans de grandes bases
d'empreintes, une classification préalable de celles-ci est
alors nécessaire afin de permettre un gain de temps
considérable [4].
Figure 6: Schéma global du système
pour la recherche d'une empreinte dans la base.
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Cette année, nous avons axé nos recherches sur la
détection automatique des minuties et le matching de
minuties.
Pour des questions de robustesse, nous ne
détectons pas directement les minuties, mais nous procédons
en 3 étapes [4] :
- Nous détectons les lignes de crêtes et les vallées de
l'empreinte. Cette segmentation utilise la connaissance a
priori qu'une empreinte a localement une structure
périodique et orientée, que nous modélisons par une
ondelette de Gabor. Une image améliorée est ainsi obtenue
par un filtrage multi-échelle.
- Cette image améliorée est ensuite binarisée ce qui
correspond, en tout point, à décider de son appartenance à
une ligne de crête ou à une vallée.
- Une squelettisation des lignes de crêtes nous permet
une détection efficace et rapide de ses fins de lignes et
bifurcations.
La segmentation de l'image permet non seulement de
détecter les lignes de crêtes et les vallées mais aussi de
délimiter les zones bruitées de l'empreinte et le fond de
l'image. Le rapport
donne une note sur la qualité globale de l'empreinte, ce qui
nous permet de rejeter les empreintes de mauvaise qualité en
entrée du système. Après une importante phase d'optimisation
de code, le temps nécessaire à la détection des minuties a
été divisé par 5.
Il doit tenir compte du fait qu'entre deux
jeux de minuties issus du même doigt, nous trouvons en
général :
- une transformation globale (translation,
rotation),
- des déformations locales,
- la présence de minuties dans le premier jeu et leur
absence dans le second (et inversement).
Nous avons mis au point un algorithme de matching fondé
sur la transformée de Hough. Notre matching tient compte de
la relation spatiale des minuties entre elles. Cet algorithme
permet un recalage plus robuste des deux jeux de minuties par
détermination de la déformation globale qui les lie.
L'algorithme de Matching donne des résultats très
encourageants avec de faibles taux d'erreurs (FAR et FRR).
Nous espérons pouvoir l'améliorer à la fois en précision, en
tenant compte notamment des déformations locales, et en
temps.
Les algorithmes de détection des minuties et de matching
seront très prochainement intégrés aux produits THOMSON-CSF
IDMATICS.
Mots clés : Eigenfaces, programmation
dynamique, Apprentissage statistique .
Participants : Hichem Sahbi,
Nozha Boujemaa.
Résumé :
Dans le cadre de l'indexation des bases d'images et plus
particulièrement des bases de données contenant des
visages, nous modélisons la distribution des visages dans
des espaces à n dimensions
en utilisant la transformée PCA connue sous le nom de
``eigenfaces''. Cette signature à la fois très efficace
pour capturer les variations inter- et intra- personne(s)
présente une forte sensibilité aux variations d'intensité,
à la pose 2D ou 3D, et nécessite un très bon recalage de
l'information. D'une manière générale, une phase
d'extraction préalable des visages dans une image est
nécessaire (cf.
6.4). Nous procédons ensuite au recalage (features
matching) des visages en utilisant la programmation
dynamique. La signature d'ordre n associée à chaque visage représente
une multi-distance d'un visage recalé sur n prototypes bien choisis.
Une première phase consiste à recaler les visages qui ont
été extraits par une méthode de segmentation "coarse to fine"
présentée en
6.4.
Dans cette étape nous supposons que les visages extraits
sont normalisés en intensité et en échelle, le but est de
réduire les effets de distorsion des visages afin de les
recaler entre eux. L'approche de recalage adoptée est basée
sur une extraction systématique des imagettes pour chaque
visage de la BD et un recalage de ces imagettes sur des
prototypes (on peut prendre comme prototypes les n visages les plus frontaux de la base,
tels que deux images quelconques ne se rapportent pas au même
individu). Ce recalage est effectué en utilisant une
adaptation de l'algorithme de programmation dynamique
[Ney84]. Cette approche est applicable pour un
recalage d'informations incomplètes d'où la possibilité de
définir des signatures pour des visages partiellement
occultés (lunettes, etc.).
La phase de reconnaissance des visages passe généralement
par un schéma d'indexation. Dans notre cas, pour indexer les
visages détectés, on applique les étapes suivantes
:
- Construire les n
prototypes visages
Pj, i =
1..n les plus frontaux.
- Pour chaque visage Vi ayant un index
T de taille n :
- Effectuer un recalage entre Vi et chaque prototype
Pj
;
- Positionner
Tj =
distance(Vi,
Pj).
Figure 7: Recalage en utilisant (A)
Les images contours versus (B) Les images de niveau de
gris. (C) Le recalage de deux images de contours
fournit des résultats meilleurs par rapport aux images
de niveau de gris.
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Ainsi pour chaque visage, un index d'ordre n est construit, la distance choisie
entre les deux visages recalés Vi et Pj représente la somme des
distances euclidiennes entre les projections des imagettes
recalées dans un espace propre construit par apprentissage
sur la base d'Olivetti, cette distance s'exprime
par :
Trans(Vi,
Pj) =   dkl( (Vik), (Pjl)) |
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(6) |
m est le nombre d'imagettes
extraites dans chaque visage,
est une application qui fournit pour
une imagette sa projection dans l'espace propre, et
est appelé ``facteur de matching'' (ou coefficient de
Kronecker) et indique si deux imagettes Vik et Pjl d'un visage Vi et d'un prototype
Pj sont mises en
correspondance ou non. La métrique dkl est liée à
comme décrit ci dessous :