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Mots clés : simulation à événements
discrets, simulation répartie .
Les premiers simulateurs parallèles sont apparus à la fin
des années 70, mais les bases algorithmiques en ont été
établies par K. M. Chandy et J. Misra en 1979.
Les travaux de T. Jefferson ont ensuite permis une
avancée significative dans l'utilisation du parallélisme pour
simuler des systèmes généraux.
Dès 1991, nous avons eu une approche originale qui utilise
le formalisme des réseaux de Pétri pour modéliser les
systèmes à simuler. Parallèlement, nous nous sommes également
attachés à implémenter ces méthodes, ce qui nous a permis de
réaliser des prototypes comme PARSEVAL et
MTOOL. Cette mise en pratique s'est également
avérée riche en enseignements et en nouveaux problèmes
ouverts. En particulier, l'utilisation de langages orientés
objets nous a ensuite permis (PROSIT) une mise
en oeuvre plus propre et plus efficace des simulateurs.
Malgré les avancées récentes, les solutions aux problèmes
de placement et d'ordonnancement qui se posent dans les
simulations parallèles restent très perfectibles. De manière
générale, les techniques algorithmiques qui sont actuellement
utilisées restent primitives et doivent être raffinées.
Enfin, les nouvelles techniques que nous avons mises au point
font l'objet d'implémentations qui vont peu à peu se
perfectionner et, plus généralement, une meilleure
compréhension de la dynamique des systèmes à événements
discrets généraux est nécessaire pour concevoir des
algorithmes nouveaux et plus efficaces.
Dans une première étape, les architectures
parallèles peuvent être utilisées pour l'accélération des
simulateurs existants. Cette accélération peut être obtenue
par la réplication d'un même simulateur sur un ensemble de
processeurs de calcul. Cette méthode peut s'appliquer à
l'observation d'un système non ergodique
ou à l'étude de
l'influence d'un certain nombre de paramètres sur un système.
Ces travaux ont notamment débouché sur une version
parallèle de QNAP2 et son intégration
dans MODLINE.
L'expérience acquise avec le prototype
PARSEVAL a permis de mieux comprendre les
problèmes de la simulation répartie et son champ
d'application efficace.
Le projet MASCOTTE poursuit dans ce domaine
trois axes de recherche principaux :
- les systèmes de simulation répartie généraux et leur
implémentation efficace : intégration au formalisme objet,
nouveaux mécanismes de synchronisation, méthodes de
placement et d'ordonnancement adaptées, environnement de
développement spécifiques (suivi de la simulation,
déverminage, etc.) ;
- l'optimisation de simulateurs répartis spécialisés :
réseaux de files d'attente, réseaux de Pétri ;
- la définition d'interfaces pour l'interconnexion de
simulateurs hétérogènes et pour la connexion des
simulateurs répartis à d'autres sous-systèmes
(environnement réel, système d'éducation, etc.).