Mots clés : mouvement brownien
fractionnaire .
Participants : Y. Hu (Univ.
Kansas), B. Øksendal (Univ. d'Oslo), A. Sulem.
On considère un marché de type Black et Scholes mais on
remplace dans la dynamique du prix de l'actif risqué le
mouvement brownien usuel par un mouvement brownien
fractionnaire : Le prix S(t) à l'instant t
0 est
ainsi donné par :
dS(t)
= aS(t)dt + S(t)dBH(t)
; S(0)
= s > 0 , |
(9) |
où a > r >
0 et
0 sont des constantes.
Pour H constant,
0 < H < 1, le
mouvement brownien fractionnaire de paramètre de Hurst
H est le processus gaussien
BH(t) =
BH(t,
); t
0,
de
moyenne
E[BH(t)] =
0 pour tout t
0 et de covariance
E[
BH(
t)
BH(
s)]
=

(
t2H +
s2H - |
t -
s|
2H)
pour tout s, t
0. On suppose
BH(0) = 0.
Si
H =
alors BH(t) coincides avec
le mouvement brownien standard B(t).
Si
H >
alors BH(t) vérifie
où

(
n) =
cov(
BH(1),
BH(
n
+ 1) -
BH(
n)).
BH(t)
est auto-similaire, ce qui signifie que
BH(
t) a la même loi que
BH(t),
pour tout
> 0. Cependant, BH(t) n'est ni une
semi-martingale ni un processus de Markov (voir [HB99]). On
se restreint ici au cas
H
(
, 1). Dans le cas
d'un mouvement brownien standard B(t), l'approche naturelle pour
le problème de gestion optimale de portefeuille est la
programmation dynamique, qui conduit à l'équation
d'Hamilton-Jacobi-Bellman. Dans le cas où B(t) est remplacé par
BH(t), il
n'est plus possible d'utiliser cette méthode car le système
n'est plus markovien. Nous utilisons la méthode des
martingales, introduite par Cox et Huang [CC89,CC91]. (voir aussi [KLS87]), ce
qui permet, bien que BH(t) ne soit pas une
martingale (ni même une semimartingale) de trouver une
solution explicite au problème.
De plus, nous avons établi dans [32] un
principe du maximum stochastique pour le contrÔle de systèmes
gouvernés par des mouvements browniens fractionnaires. Ceci
est appliqué à la résolution d'un problème de consommation
optimale avec condition terminale [33].