Participants : B. Lapeyre, E.
Temam.
Mots clés : Monte-Carlo, options
asiatiques .
Les méthodes de Monte-Carlo sont connues pour être utiles
en dimension grande. Ceci est vrai, mais le cas des options
asiatiques fournit un exemple, surprenant, où les méthodes de
Monte-Carlo (aidées par des techniques de réductions de
variance) peuvent être plus efficaces que toute autre méthode
connue y compris en dimension 2.
Le problème du pricing d'option asiatique est délicat. Ce
problème est, déjà, largement traité soit par des méthodes
analytiques [GY93,FMW96], soit par des méthodes
numériques [DW95,LS95], soit par des méthodes de
Monte-Carlo [AA90]. L'originalité de notre travail est de
proposer (et de justifier en détail) de nouveaux schémas de
discrétisation en temps pour l'intégrale du processus de
Black et Scholes : ce point pose un vrai problème lorsque
l'on met en oeuvre une méthode de Monte-Carlo comme l'ont
noté Madan, Fy et Wang [FMW96], page 14. Nous montrons alors
que pour un schéma en temps et une technique de réduction de
variance bien choisis, la méthode de Monte-Carlo obtenue est,
pour certaines valeurs de la volatilité, plus efficace que
les autres méthodes déjà citées. Nous avons mené des
comparaisons numériques détaillées entre notre méthode de
Monte-Carlo et les méthodes suivantes : Forward Shooting Grid
(FSG)[BP96], Hull et White [HW93] et
des méthodes différences finies. Pour des valeurs de la
précision relative modérées (1%), il apparaît que les
méthodes d'arbres (FSG ou Hull et White) sont les plus
efficaces. Mais, de faÇon surprenante, une grande précision
(de l'ordre de 0,01 %) ne peut être obtenue que par une
méthode de Monte-Carlo utilisant un pas de temps relativement
grand (de l'ordre de 1 mois) (cf. [22]).