Participants : Gilles Frémiot,
Jean Roche, Jan Sokolowski.
Mots clés : optimisation de forme,
problème inverse, problème variationnel et à frontière libre,
théorie du potentiel, dérivée topologique, équation
intégrale, méthode de Newton .
- optimisation de formes
- optimisation du domaine géométrique pour un
système décrit par des équations aux dérivées
partielles
Résumé :
Nous sommes intéressés par les problèmes
d'optimisation de formes issus d'optimisation de structures
en mécanique des solides et des problèmes à frontière
libre. Nous étudions les conditions d'optimalité pour les
problèmes définis sur des surfaces en dimension 3. D'autre
part, on développe des méthodes de type Newton avec des
convergences superlinéaires pour traiter les problèmes
d'optimisation de formes en trois dimensions.
L'optimisation de formes intervient dans des domaines
variés tels que la conception, l'étude de nouveaux matériaux,
l'optimisation de pièces sous contraintes (ailes d'avions,
moules, ...). Il s'agit de minimiser une fonction coût
dépendant de la géométrie du domaine, en général une énergie,
sous certaines contraintes. On peut traiter par cette méthode
de nombreux problèmes à frontière libre (lévitation haute
fréquence, problème de contacts pour les coques, ...). Par
rapport aux techniques d'optimisation classique, la
difficulté réside dans le fait que la solution est un domaine
géométrique (un segment, une surface, un volume). Nous devons
adapter les méthodes usuelles (dérivation, point critique,
...) à ce nouveau cadre. Une des premières questions à
traiter, après l'existence du point critique, pour les
méthodes numériques est la caractérisation des conditions
d'optimalité du 1er ordre (équation d'Euler
généralisée ou inégalité variationnelle) et du 2e
ordre. La condition du 1er ordre donne l'équation
satisfaite par la solution. La condition du 2e
ordre intervient lorsque l'on s'intéresse aux questions de
stabilité de la forme, et dans la construction de méthodes
numériques de type Newton.
D'un point de vue numérique, l'objectif est de développer
des méthodes numériques d'optimisation de formes adaptées
pour traiter les problèmes en dimension 3. Pour cela, nous
nous intéressons aux méthodes de type Quasi-Newton et Newton
qui conduisent à des techniques d'optimisation de formes avec
des vitesses de convergence superlinéaire. Une des
difficultés liées à la méthode de Newton réside dans la
construction de la dérivée seconde de l'énergie. Pour
résoudre la condition d'optimalité, nous utilisons les
méthodes intégrales en posant le problème sur la surface.
Le savoir-faire acquis sur l'analyse mathématique et la
simulation numérique de ces modèles nous conduit à élargir
notre champ d'applications et à considérer des problèmes
connexes nouveaux, à savoir :
- problèmes de contacts pour des coques, des
plaques,
- problèmes en plasticité,
- identification de fissures ou inclusions dans un solide
par des méthodes non destructives.