Participants : Eliane Bécache,
Jean-Charles Gilbert, Patrick Joly, Gilles Scarella.
Mots clés : élément fini mixte,
élastodynamique, fissure, contact unilatéral .
Ce travail fait suite aux
résultats que nous avons obtenus dans le cadre de la thèse de
Chrysoula Tsogka sur le contrÔle non destructif. Il s´agit
d´un problème qui nous a été posé par EDF et qui consiste à
détecter des fissures dans des milieux élastiques hétérogènes
et anisotropes.
Jusqu'à présent, nous avions modélisé la condition aux
limites posée sur la fissure par une condition de surface
libre. La nouveauté dans le travail que nous démarrons
actuellement et qui fait l´objet d´une nouvelle thèse (Gilles
Scarella, en collaboration avec EDF et le Laboratoire de
Mécanique et d´Acoustique de Marseille) est la prise en
compte, dans cette condition aux limites, de possibilité de
contact entre les deux lèvres de la fissure. Cette condition
aux limites de type contact unilatéral est plus réaliste d´un
point de vue physique et introduit des difficultés nouvelles
sur le plan mathématique dans la mesure où elle conduit à la
résolution d´inéquations variationnelles.
Notre but est d´étendre la méthode des domaines fictifs à
ce nouveau problème afin de conserver tous les avantages de
ce type d´approche mis en évidence par les travaux de
Chrysoula Tsogka. Rappelons que cette méthode consiste à
prolonger la solution dans un domaine de géométrie simple
(rectangle en 2D) et à prendre en compte la condition aux
limites sur la fissure de façon faible en introduisant un
multiplicateur de Lagrange
défini sur la fissure. On a alors à
chercher
(
,
u,
), où on note
toujours
et u
les solutions dans le domaine rectangulaire. Cette méthode
présente donc l'avantage de poser le problème dans un domaine
simple dont le maillage est indépendant de celui de la
fissure et permet l´utilisation de méthodes numériques
rapides.
Néanmoins, l´extension n´est pas si directe:
l´introduction de conditions de contact unilatéral sans
frottement (ou conditions de Signorini) oblige à utiliser une
formulation en déplacements- contraintes. De plus, dans le
cas non linéaire, pour la discrétisation en temps, nous ne
pouvons pas employer un schéma centré car il conduirait à un
schéma inconditionnellement instable. C´est pourquoi nous
proposons un schéma décentré stable. Ce schéma est explicite
pour les inconnues de volume mais implicite pour le
multiplicateur de Lagrange. De plus, nous sommes amenés à
résoudre un problème d´optimisation sur le multiplicateur
avec contraintes de borne à chaque pas de temps.
En 1D, résoudre le problème de minimisation d´une
fonctionnelle quadratique sous contrainte de borne est très
simple. Une comparaison avec une solution analytique a donné
des résultats très satisfaisants quant à la validation de la
méthode.
En 2D, cette méthode conduit à la résolution d´un problème
d´optimisation de type programmation quadratique avec
contraintes de borne sur le multiplicateur. Ce point est
développé en collaboration avec Jean-Charles Gilbert (projet
ESTIME).