Participants : Nabil Layaïda,
Vincent Quint, Emmanuel Pietriga, Cécile Roisin, Lionel
Villard.
Mots clés : document structuré, modèle
de document, transformation de document, adaptation, XML,
XSLT .
Avec le développement du web, l'échange et la
ré-utilisation de documents sont devenus des fonctions de
base utilisées dans de nombreuses applications. Si
XML offre une représentation unifiée des
structures de document, l'organisation et les types des
éléments de ces structures sont toujours spécifiques aux
applications qui les manipulent. Des fonctions de
transformation de documents sont donc nécessaires pour
permettre le partage d'information entre applications
XML. De plus, pour prendre en compte les
modèles de représentation qui couvrent les aspects
structuraux, spatiaux et temporels des documents, les
processus de formatage s'appuient sur des schémas de
transformation successifs de structures. Les langages comme
XSLT
ont pour objet de
spécifier de tels schémas de transformation. Cependant, c'est
un domaine encore peu exploré, que ce soit sur le plan de la
spécification des transformations ou sur celui de leur
application dans le contexte de l'édition.
Depuis plusieurs années, le projet Opéra s'est intéressé
au problème de la transformation de structures logiques. Ce
besoin apparaît tout d'abord en phase d'édition lorsque des
parties de document sont copiées ou déplacées dans un
contexte différent. L'outil d'édition doit transformer la
structure de ces parties de faÇon qu'elles respectent
toujours la structure générique et qu'elles restent aussi
proches que possible de la structure d'origine [1].
La transformation de structure vise aussi à améliorer
l'adaptabilité des documents aux usagers et aux programmes
qui les traitent. Le travail de recherche dans ce domaine
consiste à prendre en compte un certain nombre de contraintes
comme le média de sortie, les ressources ou le vocabulaire de
sortie pour adapter (par transformation) les documents dans
toutes leurs dimensions (média, espace, temps, structure,
navigation, contenu, vocabulaires spécifiques). Ainsi, le
processus de construction d'un document adaptable est composé
de deux parties : la construction de la structure du contenu
et la spécification des feuilles de transformations
permettant de générer la présentation. Nous abordons ce thème
selon deux directions :
- L'incrémentalité des transformations. La conception
d'un document ainsi que l'écriture des feuilles de
transformation associées restent encore effectuées selon un
processus de type « programmation ». Une des
raisons est que le traitement effectué dans les
transformations est global et donc ne se prête pas à un
processus d'édition interactif. Nous travaillons donc à
rendre l'application des feuilles de transformations plus
incrémentale.
- La cohérence des transformations (en collaboration avec
l'action EXMO). Une feuille de
transformation présente des similarités avec un programme
et nécessite donc des méthodes de mise au point semblables
pour en faciliter la conception. Les langages existants
comme XSLT ne fournissent pas d'outils
permettant de garantir que la transformation produise un
résulat cohérent. Actuellement, la vérification de la
cohérence d'un document par rapport à la sémantique des
langages de présentation reste à la charge de
l'utilisateur. De faÇon générale, cette opération reste
difficile à automatiser car les langages de présentation ne
sont pas toujours dotés d'une sémantique formalisée. Il est
donc fondamental de construire des langages formalisés pour
s'assurer que les transformation sont correctes.
De faÇon plus générale, la complexité des structures
manipulées et de leur transformation rend pertinente
l'utilisation d'approches visuelles interactives, que ce soit
pour la spécification de modèles ou pour la mise en oeuvre
des processus de transformation. Cet axe fait l'objet de la
thèse d'E. Pietriga.