Mots clés : AMIA, AROM, ASTRID, base
de connaissances, classification, composants, contraintes,
coopération, diagnostic médical, électromyographie, génome,
GNA, langage de modélisation algébrique, mémoire technique,
modèle à objets, modèle de tâches, modélisation, modélisation
de systèmes dynamiques, MYOSYS, pilotage de bibliothèques de
composants, relations, représentation de connaissances,
résolution de problèmes, simulation, système à base de
connaissances, World Wide Web .
La formalisation mathématique des connaissances occupe une
place centrale dans le domaine des sciences et des
techniques. Elle se concrétise très souvent par la
réalisation de logiciels: outils de simulation/optimisation
ou codes de calcul. Un enjeu particulièrement important peut
être aujourd'hui identifié dans ce contexte: la réduction des
coûts de conception et de développement de ces outils. En
effet, force est aujourd'hui de constater qu'un modèle, une
fois implanté sous forme d'un logiciel, est rarement
transposable à des problèmes voisins de celui pour lequel il
a été initialement conÇu. Le principal problème réside dans
le fait que, pour réaliser de tels outils, l'accent est
essentiellement placé sur la mise en oeuvre des connaissances
numériques: modèle numérique et algorithme(s) associé(s). Les
autres connaissances, de nature symbolique pour la plupart -
contexte d'utilisation du modèle, hypothèses de validité des
équations, choix de modélisation, précision attendue des
résultats, etc. - sont au mieux décrites dans les
spécifications et les documentations du logiciel. Ces
informations n'étant pas accessibles à des mécanismes qui
pourraient les traiter automatiquement, les modèles qui leur
sont associés sont généralement très difficiles à réutiliser.
Ce dernier point vaut aussi bien pour la construction d'un
nouveau modèle que pour l'adaptation d'un modèle à un
contexte voisin de celui pour lequel il a initialement été
conÇu.
L'objectif de l'action Romans est d'étudier le problème de
la réutilisation de modèles. Pour cela, il est nécessaire de
rendre explicites les informations concernant la conception
et l'utilisation des modèles et de développer des mécanismes
capables d'exploiter ces informations. L'action Romans
poursuit cet objectif en menant une recherche sur les
formalismes et les techniques de représentation et
exploitation de connaissances, afin d'améliorer la
collaboration du numérique et du symbolique. Cette recherche
est menée avec la volonté d'implanter les résultats obtenus
dans des outils génériques pour la structuration et
l'exploitation de bases de connaissances scientifiques et
techniques. Elle est mise en oeuvre dans deux thèmes
privilégiés: le pilotage de codes de calcul et la
construction automatisée de modèles numériques.