Sous-sections
Résumé :
Les systèmes que nous étudions sont constitués d'une
partie linéaire à retard avec, en contre-réaction, une
non-linéarité de type signe ou saturation. Nous recherchons
des contrôleurs robustes pour les asservir ou les
stabiliser. De tels systèmes peuvent être le siège
d'oscillations qu'il s'agit de contrôler ou d'analyser pour
des applications en identification. Cette année, nous
avons, de plus, commencé l'étude de retards
fractionnaires.
Participants : Marianne Akian,
Sophie Bismuth, Pierre-Alexandre Bliman, Catherine Bonnet,
Jonathan Partington, Michel Sorine.
Mots clés : commande robuste, retard,
saturation, signe, système linéaire fractionnaire, facteurs
de Bézout .
Participants : Marianne Akian,
Sophie Bismuth, Pierre-Alexandre Bliman.
Nous avons poursuivi cette année l'étude de la dynamique
de systèmes simples à retard et relais, du type de
+ x =
- sgnx(t - h), représentant le
comportement en boucle fermée de certains systèmes contrôlés
par des capteurs ou actionneurs «rustiques», fournissant une
information binaire et retardée. Pour le système précédent,
l'étude complète avait été faite, et montrait l'existence
d'une infinité dénombrable de cycles-limites, de période et
d'amplitude s'accumulant en zéro, mais dont un seul cependant
est stable; c'est également le seul de ces cycles à avoir une
période supérieure à deux fois le retard. Cet aspect
constitue une limitation du comportement de ces systèmes, car
une taille minimale est en pratique imposée à x, celle de l'amplitude du cycle stable,
alors qu'on préfèrerait avoir la possibilité de la diminuer.
L'utilisation de petits gains peut être envisagée, mais cette
politique se heurte en pratique à la nécessité de prendre en
compte les perturbations: le gain ne peut être diminué
arbitrairement. Ainsi, il nous a semblé intéressant
d'examiner dans quelles conditions des systèmes proches du
précédent pouvaient posséder des solutions périodiques
stables de période petite (typiquement, inférieure à deux
fois le retard), et donc d'amplitude également petite.
L'étude complexe de la typologie de tous les cycles d'un
système ayant une non-linéarité antisymétrique mais non
monotone, montre que pour un tel système, tous les cycles
rapides sont également instables.
Participants : Catherine Bonnet,
Jonathan Partington.
La stabilisation robuste des sytèmes exponentiels
fractionnaires (dont la fonction de transfert est du type
P(s) =
) a été considérée dans [26]. Les techniques développées dans cette
étude ne permettaient pas l'analyse du cas limite
r = 1 correspondant à des
retards. Nous l'avons traité cette année, généralisant
certains résultats qu'avait obtenu Hotzel [Hot98]
avec des méthodes temporelles ( i.e. méthodes
d'analyse du comportement de la réponse impulsionnelle).
Les fonctions de transfert les plus générales étudiées
sont celles de la forme:
|
P(s) |
= |
 |
|
où
0 <
... <
,
0 <
... <
,
les pi,
qi,
,
sont des polynômes de la
forme
aks
avec
R+, les
ui, vi sont des polynômes de la
forme
bks
avec
0 <
1 et
bk
0. Nous avons supposé bien sûr que les
ui et
vi n'étaient pas
de la forme
s c'est-à-dire, n'étaient pas des
polynômes standards de degré un. Nous avons également fait
l'hypothèse que le numérateur et le dénominateur de
P(s) n'avaient pas de
zéro commun dans
{ Res
0}
{0}.
Pour la sous-classe des systèmes (fractionnaires
exponentiels à retards) retardés ( i.e ceux vérifant
deg p0 >
degI>pi pour
i = 1, ... ,
n1 et
deg p0 >
deg qi pour
i = 0, ... ,
n2), nous avons prouvé qu'une
condition nécessaire et suffisante de BIBO-stabilité était
encore que P n'ait pas de
pôles dans
{s
C : Res
0}.
La condition suffisante de stabilité obtenue pour les
systèmes (fractionnaires exponentiels à retards) neutres (
i.e ceux vérifant
deg p0
deg pi pour
i = 1, ... ,
n1 - avec égalité pour au moins un
polynôme pi - et
degI>p0 >
deg qi pour
i = 0, ... ,
n2) généralise celle des systèmes
(fractionnaires) à retards : il existe a < 0 tel que P n'ait pas de pôles dans
(C
R-)
{ Res >
a}
{0}.
Cette analyse de la BIBO-stabilité a ensuite permis la
détermination de factorisations coprimes et facteurs de
Bézout dans le cas de systèmes retardés (rappelons que le
problème est encore ouvert pour des systèmes à retards
neutres standards).
Nous avons également donné quelques propriétés concernant
la localisation des pôles ou la nucléarité de ces systèmes
dans des cas particuliers.
Nous considérons à présent la possibilité de réaliser de
tels systèmes au moyen par exemple des réalisations
diffusives introduites par G. Montseny [Mon98]
et D. Matignon [Mat98].
Participant : Michel
Sorine.
Nous avons défini avec Denis Matignon et Gérard Montseny
une extension de la classe d'opérateurs d'hystérésis
(4) au
cas des opérateurs pseudo-différentiels, voir [73]. Nous avons pour cela utilisé une
représentation diffusive de ces opérateurs [Mon98,Mat98].