Le projet EURéCA est structuré en deux thématiques scientifiques complémentaires qui communiquent par leur intérêt commun pour le calcul symbolique, les structures algébriques qu'il sous-tend et les algorithmes qu'il met en oeuvre.
L'algorithmique : cette composante s'intéresse à l'étude et à la mise en oeuvre d'algorithmes pour le calcul symbolique. L'intérêt se porte aussi bien sur les études théoriques des propriétés et de la complexité des algorithmes que sur les applications au génome et au dessin de structures combinatoires.
La preuve
donne lieu a deux types de
recherches, l'une sur la mise en oeuvre de notre savoir-faire
pour la vérification formelle de systèmes informatiques
et l'autre sur les problèmes fondamentaux de la démonstration
automatique. Le projet EURéCA a en particulier étudié la
correction de divers protocoles, notamment des protocoles de
communication, et passe progressivement des études de cas à
l'analyse de protocoles plus réalistes. Il a aussi développé des
environnements de preuves pour le
-calcul et UNITY. Sur le plan théorique, la théorie de
la démonstration, les ordinaux, la complexité des problèmes de
comptage en filtrage et unification, le calcul des substitutions
explicites constituent les principaux axes de recherche.
Pour notre projet, l'année 1995 a été endeuillée par le décès
de Valentin Antimirov, visiteur scientifique ukrainien. Mais
d'autre part nous avons été heureux d'accueillir à nouveau
Nicolas Hermann et Paul Zimmermann, après leur année sabbatique à
l'Université californienne de Santa-Cruz et à l'Université
allemande de Paderborn respectivement. Sur le plan scientifique,
deux résultats méritent d'être mentionnés : la réalisation du
programme Adocs qui permet de représenter les
structures générées de façon aléatoire et uniforme par le
logiciel Gaïa et la preuve de la préservation de la forte
normalisation du calcul de substitutions explicites
.