previous up next contents
Précédent : Vérification formelle de Remonter : Vérification formelle de Suivant : Outils de preuve

Outil de preuve pour le -calcul.

Mots clefs : bisimulation,concurrence

Le -calcul est devenu l'exemple typique de calcul de processus mobiles, où la structure topologique entre les processus change dynamiquement au fur et à mesure que l'exécution progresse. La mobilité dans le -calcul est due au fait que les processus peuvent échanger des noms de canaux, ce qui accroît considérablement l'expressivité du langage, allant du codage du -calcul à la représentation des structures de données et à la spécification des protocoles de communication. L'objectif du travail de O. Aït-Mohamed, en collaboration avec R. Amadio, est de développer un outil de preuve interactive pour le -calcul où l'utilisateur peut spécifier à différents niveaux d'abstraction un système concurrent. L'environnement de preuve baptisé PIC offre alors un cadre adéquat pour développer une preuve de correction d'un système concurrent en montrant l'équivalence entre son implantation et sa spécification abstraite.

PIC est une implantation du -calcul en HOLgif, qui utilise une approche purement définitionnelle. Plutôt que de postuler leurs propriétés par des axiomes, les différentes notations concernant le -calcul sont ajoutées à la logique de HOL en les définissant par des entités déjà existantes dont la sémantique est connue. Les lois algébriques du -calcul sont dérivées formellement dans le système HOL. L'avantage d'une telle approche réside dans le fait que les preuves accomplies dans PIC sont correctes. En plus des outils hérités du système HOL, le système PIC offre une variété d'outils spécifiques pour le -calcul. En particulier, toutes les manipulations syntaxiques des -termes sont automatisées, ce qui facilite les preuves par réécriture. En plus, PIC offre un certain nombre de tactiques facilitant les preuves basées sur la technique de bisimulation.

Dans la continuité de son développement de la théorie du -calcul dans HOL, O. Aït-Mohamed a implanté une stratégie de preuve qui permet de décider l'équivalence de deux -termes finis[18]. Elle est basée, d'une part, sur le calcul de la forme préfixe d'un -terme, qui permet de mettre en évidence l'action immédiate qu'un processus peut exécuter, et d'autre part, sur la définition opérationnelle de l'équivalence du -calcul. Cela a conduit à enrichir la syntaxe du -calcul par de nouveaux opérateurs qui permettent d'exprimer un certain nombre d'étapes intermédiaires dans le calcul de la forme préfixe. Encore une fois, une approche purement définitionnelle a été suivie pour introduire ces opérateurs ce qui a permis de dériver formellement leurs propriétés algébriques dans HOL.

En guise d'étude de cas, O. Aï t-Mohamed a examiné en collaboration avec A. Mokkedem la possibilité de définir un cadre formel pour vérifier la correction de programmes OCCAM, en se basant sur leur représentation dans le -calcul. L'objectif de ce travail est double : d'une part utiliser PIC pour la vérification de programmes OCCAM et d'autre part valider formellement les lois algébriques de OCCAM dans PIC. Un sous-ensemble du langage OCCAM a été codé dans le -calcul, ce qui définit une sémantique formelle pour ce sous-langage. Le protocole du bit alterné a été utilisé pour illustrer cette approche [17].


previous up next contents
Précédent : Vérification formelle de Remonter : Vérification formelle de Suivant : Outils de preuve