Sans algorithmique, les systèmes informatiques n'existeraient pas. Le nombre d'applications informatiques dont les spécifications contiennent des exigences combinées de Temps Réel (TR), de Traitement Distribué (TD) et de Tolérance aux Fautes (TF), d'où l'acronyme TRDF, va croissant. On peut citer des exemples récents d'appels d'offre dans des domaines aussi divers que le contrôle de trafic aérien, les marchés financiers, l'avionique ou la défense des bâtiments de surface.
Les logiciels applicatifs sont de plus en plus souvent vus comme des assemblages de composants logiciels développés indépendamment les uns des autres et qui partagent des ressources communes, telles des objets modifiables et persistants (des données) dont les états doivent vérifier des invariants globaux I. Le problème majeur posé par de telles contraintes (TD) est de prouver qu'en fonctionnement opérationnel, toutes les exécutions possibles (éventuellement concomitantes) d'un nombre quelconque de composants logiciels applicatifs, sur un nombre quelconque de processeurs, vérifient des propriétés de sérialisabilité (satisfaction des invariants I). De plus il faut prouver que des contraintes temporelles particulières sont satisfaites par toutes les exécutions possibles (TR), le tout en présence de défaillances de type arrêt, omission, temporel (TF).
L'obtention de ces propriétés et les preuves correspondantes passent par la définition d'algorithmes TRDF, qui conditionnent l'existence des systèmes nécessaires au déploiement de ces applications.