Un modèle de calcul, appelé machine relationnelle, avait été introduit pour modéliser le style de calcul en bases de données consistant en un langage de requêtes (e.g., SQL) associé à un langage de programmation (e.g., C). Des résultats importants avaient permis de mieux cerner la puissance et les limites de ce modèle [8].
Nous étendons cette machine en utilisant la génération dynamique de requêtes, une forme de réflexivité dans le modèle [6]. Nos résultats concernent la puissance des machines obtenues ( machines relationnelles réflexives) sous certaines restrictions de ressources en temps et en espace, et suivant des limites sur le nombre de variables autorisées dans les formules logiques.
Il se trouve que ces machines procurent un modèle de calcul parallèle (formulé en termes logiques) analogue au modèle standard des circuits uniformes. Cette correspondance étroite avec les circuits qui n'existe pas dans le cas des machines relationnelles non-réflexives suggère que cette forme de réflexion est liée au parallélisme massif. Par ailleurs, l'évaluation parallèle de programmes Datalog est étudiée dans [36].
Ce travail théorique permet d'apporter des fondements logiques au style ``moderne'' (de plus en plus répandu) d'application bases de données: des postes de travail clients utilisant des serveurs bases de données sur machines fortement parallèles. Cela devrait permettre de mieux comprendre le potentiel et les limites de tels systèmes.