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Participants : Bernd Amann, Daniel Chan, Sophie Cluet, Anne-Marie Vercoustre
L'utilisation des données d'une base de données se fait traditionnellement au travers de formulaires ou d'applications spécialisées qui génèrent les données sous une forme appropriée (listes, tableaux, documents, etc). L'accès des bases de données depuis le Web requiert l'utilisation de HTML comme language de description de formulaire et de document.
Une approche classique est la génération automatique de pages HTML qui contiennent les réponses aux requêtes, avec d'éventuels liens vers d'autres éléments de la base sous forme de nouvelles requêtes. Ceci peut être réalisé de différentes façons que l'on peut classer en deux grandes familles : une approche centrée base de données et une approche centrée document.
La première approche, pour une base de données objets, consiste à attacher à une classe une méthode qui génère la page et les attributs à afficher pour les objects correspondants. Cette approche a l'avantage de permettre de construire potentiellement une infinité de pages en réponse à des requêtes quelconques, en utilisant un mécanisme générique et la puissance de l'héritage. L'inconvénient est qu'il est difficile de produire des documents complexes, en l'absence d'un modèle formel de document et d'éditeurs appropriés. De plus, cette approche ne permet pas à des applications différentes de définir leur propre modèle tout en partageant les mêmes données.
La seconde approche propose de partir d'un modèle du document à générer et de définir le contenu du document comme résultat de requêtes à une ou plusieurs bases de données. Cette approche permet de définir des documents plus personnalisés, dépendants du contexte et plus adaptés à la réutilisation, sans duplication, d'informations distribuées.
Nous voulons travailler principalement sur cette deuxième approche, le premier objectif étant la définition d'un language de spécification permettant de définir de tels documents. Nous appelons document virtuel la spécification d'un document dans ce language de spécification. Son rôle est bien de réaliser l'intégration virtuelle de données sous la forme d'un document.
Nous utiliserons certainement SGML pour définir l'organisation du document avec, sans doute, une version simplifiée pour HTML. L'étape importante est la définition d'un language unifié de requêtes pour les différents modèles de données et l'intégration de données hétérogènes dans le document. Ce travail est donc parfaitement en ligne avec ceux décrits dans les sections 3.2.1 et 3.2.2.
Dans le cas particulier de documents virtuels permettant d'assembler des fragments de documents SGML existants dans une base de données, nous pensons utiliser DSSSL, le language standard pour définir des transformations et présentations pour les documents SGML.