Sous-sections
Mots clés : Monte-Carlo, méthodes
d'arbres, différences finies, méthodes numériques .
Participants : P. Cohort, A.
Genest, B. Jourdain, D. Lamberton, B. Lapeyre, C. Martini, C.
Patry, A. Sulem, E. Temam, A. Zanette.
Résumé :
Les problèmes de calcul effectif des prix et des
couvertures d'options sont, encore aujourd'hui, l'enjeu
essentiel pour les établissements financiers. Bien qu'une
activité de recherche intense ait été menée dans les
banques et le monde universitaire depuis quinze ans, cette
préoccupation reste entière tout particulièrement pour le
calcul d'options exotiques et sur taux d'intérêt et
l'optimisation de portefeuille sous contraintes. Ce thème
d'activité, tout en étant au coeur du développement du
logiciel Premia, motive des recherches plus théoriques à la
fois sur les méthodes de type Monte-Carlo et sur les
schémas numériques pour les équations aux dérivées
partielles linéaires et non linéaires (Kolmogorov,
Hamilton-Jacobi-Bellman, Inéquations Variationnelles et
quasi-variationnelles), en particulier dans le cas très
fréquent dans les applications, où le schéma discrétisé ne
vérifie pas le principe du maximum discret.
Les problèmes d'évaluation et de
couverture d'options sont liés à des équations de diffusion
en dimension (parfois) grande (plus de 10), ou très
dégénérées pour lesquelles les méthodes numériques sont
délicates voire impossible à mettre en oeuvre. Il n'est donc
pas étonnant de constater que des méthodes de Monte-Carlo
sont aujourd'hui utilisées de faÇon massive en finance, très
souvent en raison de la simplicité de leur implémentation.
Cette simplicité apparente ne doit pas cacher que la mise en
oeuvre efficace de ces techniques conduit à des problèmes
mathématiques délicats : approximation précise de
fonctionnelles du mouvement brownien (option sur moyenne ou
maximum...), justification de l'emploi de suites à
discrépance faible pour des fonctions peu régulières comme
celles utilisées lors de calculs d'options, pour ne citer que
des points directement traités par des chercheurs du projet.
Ce domaine de recherche est, bien sûr, directement lié à des
activités appliquées et concerne une des parties importantes
du logiciel Premia.
Dans les modèles de diffusion, la mise en oeuvre des
méthodes de Monte-Carlo nécessite le plus souvent la
discrétisation d'une équation différentielle stochastique. Le
schéma de discrétisation le plus utilisé dans la pratique est
le schéma d'Euler. L'erreur que l'on commet lorsque l'on
approche un processus de diffusion par un schéma d'Euler peut
être contrÔlée de différentes manières : norme LP, contrÔle des densités de
transition .... L'approche
considérée dans l'article [Clé99]
est différente et consiste à mettre en évidence un
comportement exponentiel de la vitesse de convergence du
processus d'erreur convenablement normalisé. Plus
précisément, nous montrons que le processus d'erreur
satisfait un pseudo-principe de déviations modérées lorsque
le pas de discrétisation du schéma d'Euler tend vers zéro.
Ces techniques de grandes déviations devraient permettre
d'étudier la couverture approchée d'options à des instants
régulièrement espacés.
D. Lamberton travaille également sur les méthodes
d'approximation récursives de lois invariantes de diffusion
[LG99] (collaboration avec G. Pagès, Université
Paris 12).
Les problèmes abordés actuellement
concernent essentiellement l'évaluation numérique de prix
d'actifs complexes, en particulier le pricing d'options par
des méthodes d'arbres. Si la convergence des schémas d'arbre
a été traité notamment par Kushner [HD92], il
semble que l'étude de la vitesse de convergence et aussi la
compréhension des phénomènes d'enveloppes observés lors de la
convergence des schémas d'arbres soit pour une grande part
encore à réaliser.
Plus précisément, on peut citer: l'étude de la forme de la
convergence de l'algorithme de Cox-Ross-Rubinstein [CRR78] pour une option standard, de la vitesse
de convergence pour des algorithmes de type Hull-White
[HW93] ou Barraquand-Pudet [BP96] pour
des options européennes sur trajectoires, la preuve de la
convergence de ce type d'algorithmes pour des options
américaines.
Nous étudions les schémas numériques
pour des équations aux dérivées partielles paraboliques
dégénérées en particulier les équations en dimension élevée
et les questions de stabilité des schémas aux différences
finies pour les inéquations variationnelles.
Nous menons aussi l'étude des équations
d'Hamilton-Jacobi-Bellman, inéquations variationnelles et
quasi-variationnelles, en particulier dans le cas très
fréquent dans les applications, où le schéma discrétisé ne
vérifie pas le principe du maximum discret.