Sous-sections
Participants : Gilles Fremiot,
Jan Sokolowski.
La forme des ensembles tangents [14] ainsi que des propriétés de projection
métrique sur des convexes du type obstacle dans des espaces
de Banach sont obtenues dans [32].
Des résultats de sensibilité de la solution par rapport
aux données sont obtenus pour le cas d'un contact dynamique
sans frottement dans un travail en préparation par Jiri
Jarusek, Murali Rao et Jan Sokolowski.
Dans l'article [9] préparé dans le cadre du projet POLONIUM
nous étudions la stabilité des solutions du problème de
l'élasticité quand le domaine sur lequel il est posé est
appelé à varier. Nous envisageons des conditions au bord de
type Dirichlet ou Neumann, ainsi que des variations non
régulières. Nous mettons en particulier en évidence le fait
que la
-convergence pour le problème de
Dirichlet entraîne la continuité pour le problème de
l'élasticité. Nous étudions aussi le problème de la
minimisation de la première valeur propre de l'opérateur de
l'élasticité et nous prouvons l'existence d'un minimum sous
contrainte de volume.
La dérivée topologique permet de localiser le lieu
géométrique de la structure élastique où peut apparaître un
trou. Un article sur le sujet pour des systèmes d'équations
est préparé en collaboration avec S.A. Nazarov. Des
applications sont données pour des équations elliptiques et
un système d'élasticité en dimension trois.
On considère aussi un problème inverse [31] avec
une méthode numérique basée sur la dérivation topologique.
C'est l'un des sujets de recherche dans le cadre du projet
POLONIUM.
L'étude de différents problèmes dans des domaines fissurés
est très importante puisqu'elle conduit à plusieurs
applications possibles parmi lesquelles l'identification et
l'évolution de fissures au moyen de méthodes d'optimisation
de formes. De plus, l'obtention de conditions nécessaires
d'optimalité ainsi que la mise en oeuvre de méthodes
constructives de calcul d'un domaine optimal nécessitent bien
souvent la détermination de la semi-dérivée eulérienne des
fonctionnelles de coût associées au problème. C'est pourquoi
il est primordial de dégager la structure de la semi-dérivée
eulérienne.
Dans le cas de domaines réguliers, cette structure est bien
connue. En effet, la semi-dérivée eulérienne dépend
uniquement des perturbations de la frontière du domaine en
direction de la normale. Ce résultat est encore valable pour
des domaines réguliers par morceaux, pourvu que les
singularités ne soient pas trop fortes. Par contre, ce n'est
plus du tout vrai dans le cas de domaines fissurés.
Nous montrons, au cours de ce travail effectué dans le cas
bidimensionnel [2], qu'il est possible de déterminer
précisément la structure de la semi-dérivée eulérienne dans
le cas d'un domaine possédant une fissure [18].
Nous constatons en outre que la semi-dérivée eulérienne ne
dépend pas uniquement des perturbations de la frontière du
domaine en direction de la normale, mais également des
perturbations des extrémités de la fissure en direction
tangentielle. Par rapport au cas régulier, nous voyons donc
apparaître, en plus du terme classique, deux nouvelles
contributions dûes aux extrémités de la fissure. Cette
structure obtenue sous forme abstraite, c'est-à-dire avec la
simple hypothèse de différentiabilité par rapport au domaine
de la fonctionnelle, confirme les résultats donnés déjà pour
une large classe de fonctionnelles intégrales.
Un autre sujet de recherche étudie un problème associé à la
fonctionnelle d'énergie dans le cas d'une équation
elliptique, puis deux problèmes non linéaires, dont l'un avec
conditions de type Signorini, et enfin un problème de
contrôle optimal. Dans chacun de ces cas, nous montrons que
la fonctionnelle considérée est différentiable par rapport au
domaine, afin d'appliquer le théorème de structure. Nous
établissons pour ces exemples le lien avec les coefficients
de singularités des solutions, ce qui conduit à la formule de
Griffith. Les résultats présenté dans ce paragraphe sont
obtenus dans [17], [16] et
[19].
On donne également une autre application très importante du
théorème de structure : l'étude de la différentiabilité par
rapport au domaine des valeurs propres du laplacien avec
condition de Neumann sur la fissure et condition de Dirichlet
sur la frontière extérieure, ces valeurs propres étant
comptées avec multiplicité. Afin de caractériser ces valeurs
propres, nous utilisons le principe d'Auchmuty qui est dual
du fameux principe de Rayleigh. On obtient la
différentiabilité de la première valeur propre sans aucune
hypothèse. Par contre, la différentiabilité des autres
valeurs propres, qui s'expriment quant à elles au moyen d'un
max-min, nécessite une hypothèse relativement forte sur les
sous-espaces propres.
Participants : Jean-Rodolphe
Roche, Jan Sokolowski.
On étudie la modélisation, l'identification et le contrôle
en mécanique des solides pour des problèmes de contacts pour
des coques, des plaques, des problèmes en plasticité ainsi
que l'identification des fissures pour des plaques
élastiques.
Nous nous intéressons dans [30] à un
problème d'optimisation de forme relatif à la modélisation
d'endurcissement par induction. Le modèle mathématique
consiste en une formulation potentielle vectorielle pour les
équations de Maxwell couplée au bilan d'énergie et à une EDO.
En agissant sur la forme de l'anneau, nous contrôlons la
fraction de volume de la phase à haute température. L'anneau
est modélisé par un tube et est défini par une courbe de
vitesse unité. Le problème d'optimisation de forme est
formulé pour l'ensemble des courbes admissibles. Nous
prouvons l'existence d'un contrôle optimal. On utilise la
méthode de la dérivée matérielle afin d'obtenir le gradient
de forme de la fonctionnelle de coût. Enfin, on établit, dans
le cas d'un tube optimal, les conditions nécessaires
d'optimalité du premier ordre.
Nous travaillons sur l'étude et sur la résolution
numérique d'un ensemble d'équations d'évolution non linéaires
modélisant la solidification d'un alliage à deux composantes
en intégrant une équation de température, une équation
décrivant la concentration des deux composantes de l'alliage
et une équation de changement de phase. On prête
particulièrement attention à l'adaptation des maillages
autour du front de solidification.
Participants : Gilles Fremiot,
Jan Sokolowski.
L'étude d'un modèle quasi-statique de membrane, dont les
mouvements lents sont contrôlés par les déplacements d'un fil
métallique à mémoire de forme se ramène à l'étude d'un
problème aux frontières elliptique dans un domaine
R2 possédant une
fissure, couplé avec une équation non linéaire du quatrième
ordre décrivant les déplacements verticaux sur la fissure. On
prouve l'existence locale et l'unicité de solutions faibles.
On obtient des estimations a
priori uniformes afin de prolonger les solutions
locales en solutions globales.
Pour un corps visco-élastique anisotrope en 2-d, on montre
qu'à la singularité habituelle en racine carrée des
contraintes à l'extrémité d'une fissure s'ajoute un terme qui
dépend analytiquement de log(r), croît plus vite que
| log(r)|N pour
tout N, mais moins vite que
r-a pour tout
a > 0. Par la même
occasion, nous avons déterminé les conditions d'apparition de
ces termes logarithmiques. En particulier, ils apparaissent
dans le cas où les propriétés élastiques instantanées sont
isotropes mais le noyau de la relaxation devient anisotrope
et inhomogène.
Actuellement, nous commençons l'étude de la dimension
trois. En particulier, nous considérons des inclusions avec
des angles ; les solutions de l'équation d'état possèdent
alors une partie singulière. On cherche un modèle mixte pour
des méthodes numériques. C'est un travail avec A.M. Khludnev
(Novosibirsk). La formule de Griffith est aussi obtenue dans
le cas tridimensionnel [22].
Dans ce cas, la fissure bidimensionnelle est incluse dans un
domaine tridimensionnel [21], [22].
Participants : Jean-Rodolphe
Roche.
La résolution de problèmes d'optimisation de formes avec
un nombre important de paramètres de contrôle est possible à
condition d'utiliser tout l'arsenal de techniques adaptatives
de l'optimisation et de la résolution d'équations aux
dérivées partielles. Plusieurs aspects de ces techniques
[25] ont été étudiés cette année. Nous savons
que la convergence de méthodes d'optimisation de type
"Newton-like", théoriquement superlinéaire, dépend en fait
totalement de la précision avec laquelle on résout l'équation
d'état. On a étudié la propagation des erreurs dans ces
algorithmes dans le cas de l'optimisation de formes afin
d'établir des critères d'adaptation des maillages. Un
deuxième aspect étudié a été la résolution d'équations
intégrales par des méthodes de type "panel clustering" dans
une application de formage électromagnétique.
Les résultats obtenus en collaboration avec M.-A.
Muschietti sont de nature numérique et concernent des
estimations d'erreur a posteriori
dans le cas des équations intégrales résolues par une méthode
de Galerkin sur une surface fermée plongée dans R3.
Les résultats numériques en dimension deux ont été
vérifiés dans un test concernant le formage magnétique de
métaux liquides.