previous up next top index
Précédent : Stabilité et questions connexes Remonter : Marches aléatoiresréseaux et processus Suivant : Contrôle de chaînes de Markov


Réseaux de neurones

Si la ressemblance entre les réseaux de neurones et les réseaux de télécommunications n'était pas très connue, il existait cependant quelques études pratiques, montrant des liens dans certains cas particuliers. On présente ici des connexions fondées sur des bases mathématiques assez profondes. Le point de départ est le modèle de Hopfield. Malgré les progrès récents concernant l'état stationnaire de ce modèle, l'étude de sa dynamique restait encore mystérieuse, car beaucoup plus délicate. On sait que le réseau de Hopfield est caractérisé par le nombre de noeuds N, qui tend vers l'infini, et le nombre d'images p.
Lorsque p=1, la dynamique est celle d'une marche aléatoire, chaque point étant lié à plus proches voisins et tout est résolu (cf. travaux de Olivieri, Vares, etc.). On a considéré le cas p arbitraire : la dynamique, pour des températures finies, est alors celle d'une marche aléatoire dans l'union de polyèdres, avec discontinuités aux frontières, comme dans les réseaux de communications. Les propriétés temporelles locales et globales ont été abordées via des changements d'échelle, puis analyse des limites fluides obtenues. Le résultat principal [18], obtenu en collaboration avec F. Spieksma (Université de Leiden, Hollande), dit que le temps pour atteindre un point fixe, à température zéro, est borné uniformément en p, avec une probabilité qui tend vers 1 lorsque tex2html_wrap_inline662 . On envisage d'étudier la région des températures finies. À cette fin, il faudra trouver les répartitions spatiales des minima locaux d'énergie et les distributions correspondantes.

- Parallèlement, on a poursuivi l'étude des réseaux de neurones rencontrés en biologie, en collaboration avec M. Cottrell (Université Paris I) et avec L'IPPI de Moscou. Plusieurs articles sont en préparation, incluant notamment : la description des attracteurs pour divers types de connexions (asymétriques, aléatoires, d'inhibition et d'excitation, en dimension 2 aux temératures basses ou très hautes), ainsi que la structure de Gibbs de tous ces attracteurs.



previous up next top index Précédent : Stabilité et questions connexes Suivant : Contrôle de chaînes de Markov Remonter : Marches aléatoiresréseaux et processus