Projet :
EPIDAURE

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Sous-sections
Segmentation d'images
Résumé :
Ce module est principalement lié à deux applications
médicales : la segmentation d'organes à partir d'images,
en particulier du foie, et la segmentation des vaisseaux et des
anévrismes dans les angiographies 3D du cerveau. Cette dernière
application fait l'objet d'un contrat avec General Electric
Medical Systems. Par ailleurs, l'action incitative AISIM a
favorisé une rencontre avec Marc Thiriet, du projet M3N.
Celui-ci a pu utiliser des premiers résultats de segmentation
pour des calculs d'écoulement [[51],[50]].
Mots clés : modèles déformables,
segmentation, diffusion anisotrope, analyse multiéchelle
.
Participants : Luc Soler, Grégoire Malandain, Hervé
Delingette, Olivier Dourthe.
Dans le cadre du projet Européen
MASTER (section 8.3.4),
nous souhaitons développer un outil d'aide à la planification
chirurgicale du foie. Dans la pratique, les chirurgiens se basent
sur une délimitation du foie en 8 régions appelées
« segments anatomiques » [Cou57] qui sont utilisés pour
guider les résections chirurgicales. Ces segments sont définis à
partir de la veine porte que l'on peut visualiser sur des
angio-scanners 3D de l'abdomen, après injection d'un produit de
contraste dans le réseau veineux. Le but de nos travaux est de
segmenter automatiquement le foie, la veine porte et les
éventuelles lésions hépatiques de façon à déterminer les segments
anatomiques envahis par les lésions et nécessitant une résection.
Dans une première étape, notre méthode réalise une segmentation
des structures anatomiques et pathologiques, fondée sur un
seuillage initial suivi de corrections locales à partir de
contraintes topologiques et géométriques qui traduisent les
connaissances anatomiques que l'on possède de la veine porte et
des lésions. Cette étape permet ainsi de segmenter le réseau
porte et les éventuelles lésions du foie. Dans une seconde étape,
on donne à chaque branche du réseau porte le numéro du segment
anatomique auquel elle appartient, par une méthode originale
combinant une mise en correspondance d'un atlas et des
connaissances a priori sur la topologie et la géométrie de
l'arbre portal et des segments hépatiques. On peut alors
reconstruire les 8 segments anatomiques de Couinaud dans une
dernière étape, en calculant les régions d'influence de chaque
branche (voir Fig. 1).
Figure 1: Résultats de la segmentation
anatomique du foie et de ses lésions sur deux patients
différents. À gauche, de multiples lésions (masses sombres)
sont repérées dans les segments 4 et 8 (transparents dans
cette image). À droite, détection d'un kyste dans le
segment 8.
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Plusieurs articles relatifs à ces travaux sont parus ou ont été
présentés lors de conférences [[72],[63]].
Participants : Johan Montagnat, Hervé Delingette.
Nous nous sommes attachés à
automatiser le processus de segmentation à partir de modèles
déformables. Nous avons pour cela développé un schéma de
segmentation contrôlant l'évolution du nombre de degrés de
liberté laissés au modèle. À l'initialisation, le nombre de
degrés de libertés est très réduit pour rendre le modèle peu
sensible aux minima locaux. Au cours du processus de déformation,
le nombre de degrés de liberté s'accroît pour permettre une
meilleure segmentation.
Ce travail nous a conduit au transfert de notre bibliothèque
de modèles déformables chez notre partenaire médical, l'IRCAD de
Strasbourg (Institut de Recherche contre le Cancer de l'Appareil
Digestif).
Des études de faisabilité nous ont conduit à utiliser les
modèles déformables pour la segmentation de modalités plus
difficiles à traiter que les images scanners, comme des IRM à
fort champ (segmentation de la rate de rat et du coeur de souris
dans le cadre d'une collaboration avec Sanofi) et des images
ultrasonores 3D (segmentation du ventricule gauche du coeur dans
une séquence temporelle).
Figure 2: Les trois colonnes représentent
le ventricule gauche à trois instants différents. Sur la
ligne du haut apparaît le modèle reconstruit tandis qu'en
bas est représentée la trace de ce modèle dans l'un des
plans de l'image ultrasonore originale au même instant.
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Participants : Karl Krissian, Grégoire Malandain, Nicholas
Ayache.
La segmentation de vaisseaux dans des images
cérébrales tridimensionnelles peut fournir une information
précieuse au médecin lors de l'opération d'un anévrisme. Nous
introduisons trois modèles de vaisseaux : circulaire
cylindrique, circulaire torique et elliptique cylindrique. Leur
étude permet de sélectionner un ensemble de points situés au
voisinage des axes des vaisseaux. Elle permet aussi de mieux
comprendre la sensibilité des valeurs propres de la matrice
Hessienne de l'image en fonction de la courbure et de la section
elliptique des vaisseaux [SNA+97].
Nous introduisons aussi une nouvelle approche permettant de
segmenter et de reconstruire les vaisseaux dans des images
tridimensionnelles. La réponse à une échelle donnée est obtenue
par intégration de la dérivée première de l'intensité dans la
direction radiale le long d'un cercle situé dans le plan d'une
section du vaisseau. Cette fonction est une extension 3D de la
fonction proposée par Koller et al. [KGSD95]. L'utilisation d'un
modèle permet aussi de choisir un bon paramètre
de normalisation [Lin96]. Une fois le
paramètre
fixé, nous en déduisons la
relation entre le rayon d'un vaisseau et l'échelle à laquelle il
est détecté. La réponse multiéchelle nous permet alors d'obtenir
un squelette des vaisseaux et de reconstruire le réseau
vasculaire à partir des axes et des rayons associés.
La
méthode a été testée sur une dizaine d'images tridimensionnelles
de vaisseaux du cerveau. La figure 3
présente un résultat obtenu sur une des images. Les vaisseaux de
différentes tailles et de différentes intensités sont détectés
avec une bonne robustesse, même lorsqu'ils sont proches ou
tangents. La plupart des jonctions sont préservées. Le temps de
calcul est de quelques minutes sur une station DEC-Alpha, pour
une image
128 x 128 x 128. Ce travail a été réalisé en
collaboration avec General Electric Medical Systems (GEMS)
(section 7.2).
Figure 3: En haut, de gauche à
droite, Projection d'Intensité Maximale (MIP) de l'image
initiale, superposition des lignes centrales détectées et
d'une MIP de l'image initiale, superposition des lignes
centrales détectées et d'une isosurface. En bas, de
gauche à droite, deux isosurfaces de l'image initiale
obtenues avec des seuils différents et une isosurface de
l'image reconstruite.
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Participants : Grégoire Malandain, Béatrice Frison.
En modélisant un anévrisme comme étant un ballon se
gonflant à partir d'un vaisseau, il est possible d'utiliser
des outils de topologie discrète pour reconnaître et segmenter un
anévrisme dans une image binaire (figure 4).
Figure 4: Vue 3D de la segmentation d'un
anévrisme. L'anévrisme (en sombre) a été reconnu comme une
excroissance topologique du réseau vasculaire (en clair).
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Cependant, cette modélisation peut être prise en défaut dans
certaines images, en particulier à cause de la binarisation. En
s'inspirant de [BEC97], Béatrice Frison a
développé, au cours d'un stage de 2e année d'école
d'ingénieur, un outil de conditionnement topologique
permettant de traiter directement les images en niveaux de
gris [[67]].
Participants : Grégoire Malandain, Sara Fernández-Vidal,
Luc Robert.
Les travaux menés lors des années précédentes, d'une part sur
la squelettisation avec Sara Fernández-Vidal, et, d'autre part,
sur l'utilisation des diagrammes de décision binaire avec Luc
Robert, ont conduit à de nouvelles publications [[26],[32]].

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