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Action PRAXITELE

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4. Programme de travail et état d'avancement


L'action Praxitèle visait à développer un système de transport public individuel basé sur l'utilisation en libre-service de petits véhicules électriques plus ou moins automatisés.

La première version (V1) est basée sur des voitures électriques traditionnelles (Clios Electriques). Les problèmes à résoudre concernaient essentiellement la modélisation et l'optimisation du fonctionnement du système, et en particulier la gestion en temps réel des retours à vide et de la recharge. L'INRIA était responsable de l'écriture de logiciels d'évaluation et a participé à la réalisation du logiciel de gestion. L'INRIA a participé aussi avec l'INRETS à la mise au point de techniques de surveillance vidéo dérivées des travaux du projet TEMIS (avec TIMEAT, startup INRIA). Tous ces développements ont été menés à bien et sont maintenant en opération.

Dans la deuxième version (V2), l'INRIA a incorporé dans un véhicule urbain entièrement nouveau et réalisé en collaboration avec la société ANDRUET, des techniques robotiques permettant en particulier la conduite sécurisée (drive by wire) et la conduite automatique, soit en trains (le premier véhicule étant en conduite manuelle), soit en conduite autonome à vitesse lente, par exemple pour le parking. Les thèmes de recherche concernaient essentiellement le contrôle des mouvements avec asservissement sur capteurs et la programmation de tâches temps-réel complexes en environnement multiprocesseurs (SynDEx). La conduite sécurisée, la téléopération et la conduite en train sont opérationnelles sur le véhicule de Rocquencourt.

Le nouveau véhicule (le CyCab) a été présenté au public et à la presse pour le première fois en Juin 1997. A cette même date, un accord de partenariat avec la société Avenir Public (filliale de Havas), a été signé pour la promotion de ce véhicule auprès des collectivités locales. Des études de marketing sont en cours ainsi qu'une recherche de partenaires industriels pour la fabrication du véhicule et du système de gestion.

Dans la troisième version (V3), qui pour le moment ne fait l'objet que d'études préliminaires dans le cadre d'un partenariat sur la "route automatisée" avec l'Aérospatiale, l'INRETS, le LCPC et les écoles d'ingénieur des Mines et des Ponts (et un financement du Ministère des Transports), des véhicules publics urbains ou périurbains pourraient circuler en automatique à vitesse rapide sur des voies réservées, tout en conservant la possibilité de conduite manuelle sur voirie normale. Les problèmes sont ceux de la version V2 mais avec des performances et une sécurisation bien supérieures mais il faut aussi ajouter les problèmes difficiles de contrôle du réseau (problèmes d'entrée-sortie et des modes dégradés).

Il est envisagé de lancer en 1998 une nouvelle action de développement sur l'étude et l'expérimentation de ces techniques de la route automatisée avec les partenaires cités plus haut.

Rapport d'activité 1997