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Relations internationales

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1.1. GÉNÉRALITÉS



Les Relations Internationales de l'INRIA peuvent se structurer en relations bilatérales, relations multilatérales, et relations globales. Il s'agit d'abord de relations scientifiques, mais également de relations institutionnelles ayant des aspects stratégiques ou industriels.

Les relations bilatérales sont les plus nombreuses. La plupart sont informelles ou en tous cas non institutionnalisées, telles que les relations naturelles qui s'établissent entre chercheurs ou entre projets travaillant sur une même problématique, ou collaborant sur des applications voisines. Certaines relations rentrent dans un cadre de financement récurrent; par exemple, l'accord INRIA-NSF, le PRA franco-chinois, ou le programme de coopération France-Israël. Ces deux derniers programmes sont d'ailleurs des programmes bilatéraux thématiques ouverts à tous les chercheurs du domaine des deux pays, et dont l'INRIA assure la coordination scientifique des thémes Mathématiques-Informatique. D'autres relations s'appuient sur un programme de coopération existant depuis de nombreuses années, par exemple pour le Brésil ou pour l'Argentine. Certaines relations, avec une ou plusieurs institutions d'un même pays, sont formalisées par un accord-cadre définissant les droits et les devoirs des deux parties, notamment en matiére de dissémination et de propriété des résultats, et de valorisation des recherches effectuées en commun.

Parmi ces relations bilatérales structurées, il en est deux qui sont des opérations pluriannuelles plus lourdes, assurant la gestion d'un organe institutionnel spécifique : il s'agit de l'Institut Liapunov, commun entre l'INRIA et l'Université de Moscou, et du Laboratoire franco-chinois (LIAMA), commun entre l'INRIA et l'Académie des Sciences de Chine, et hébergé à Pékin par l'Institut d'Automatique.

Parmi les relations bilatérales plus ponctuelles, citons au niveau européen ou au Maghreb les PAI, ou Programmes d'Actions Intégrées, qui financent sur deux ans des projets spécifiques. Nous avons également un accord de coopération avec la JNICT, aujourd'hui ICCTI, pour favoriser les échanges scientifiques avec le Portugal. Nous participons également à des programmes de projets communs avec la Tunisie (CMCU) et le Maroc (CMIFM).

Les relations multilatérales ou régionales concernent d'abord les programmes de la Commission Européenne, sources de financement conséquentes, et qui sont un important vecteur pour le rayonnement de nos recherches vers le tissu industriel européen. Le nombre de contrats de recherche passés dans ce cadre est en augmentation par rapport au passé et l'INRIA s'est vu confier la (co-) gestion de quelques structures comme le Consortium pour le World Wide Web (W3C), le " National Host " français pour le programme de communications avancées (ACTS), et le TTN (Technology Transfer Network) français du programme pour le calcul à hautes performances (HPCN).

On y trouve également la relation privilégiée que nous avons depuis 9 ans avec nos 14 partenaires de l'ERCIM (European Research Consortium in Informatics and Mathematics). Ce consortium qui est un GIE européen entiérement financé par ses membres, a un programme de bourses et des groupes de travail qui cherchent à accroître la collaboration thématique entre les instituts participants. La lettre qu'il publie a une diffusion trés importante à la fois à la Commission Européenne et dans les organismes asiatiques ou américains.

Dans les relations multilatérales, on trouve aussi la collaboration inter-africaine qui préside à l'organisation bisannuelle du colloque CARI, dont nous préparons la 4éme instance à Dakar pour octobre 1998.

Les relations globales sont, par exemple, celles qui sont gérées par le consortium W3C au niveau de la définition des futurs standards du Web, ou nos participations à certaines opérations de l'UNESCO, de la Banque Mondiale, ou de l'Agence universitaire de francophonie AUPELF-UREF. S'y apparentent également les actions que nous menons à travers des organismes de coopération tels qu'Aire Développement ou le CIMPA.