Les Relations Internationales de l'INRIA peuvent se structurer en
relations bilatérales, relations multilatérales, et relations
globales. Il s'agit d'abord de relations scientifiques, mais également
de relations institutionnelles ayant des aspects stratégiques ou
industriels.
Les relations bilatérales sont les plus nombreuses. La plupart sont
informelles ou en tous cas non institutionnalisées, telles que les
relations naturelles qui s'établissent entre chercheurs ou entre projets
travaillant sur une même problématique, ou collaborant sur des
applications voisines. Certaines relations rentrent dans un cadre de
financement récurrent; par exemple, l'accord INRIA-NSF, le PRA
franco-chinois, ou le programme de coopération France-Israël. Ces
deux derniers programmes sont d'ailleurs des programmes bilatéraux
thématiques ouverts à tous les chercheurs du domaine des deux
pays, et dont l'INRIA assure la coordination scientifique des thémes
Mathématiques-Informatique. D'autres relations s'appuient sur un
programme de coopération existant depuis de nombreuses années,
par exemple pour le Brésil ou pour l'Argentine. Certaines relations,
avec une ou plusieurs institutions d'un même pays, sont
formalisées par un accord-cadre définissant les droits et les
devoirs des deux parties, notamment en matiére de dissémination
et de propriété des résultats, et de valorisation des
recherches effectuées en commun.
Parmi ces relations bilatérales structurées, il en est deux qui
sont des opérations pluriannuelles plus lourdes, assurant la gestion
d'un organe institutionnel spécifique : il s'agit de l'Institut
Liapunov, commun entre l'INRIA et l'Université de Moscou, et du
Laboratoire franco-chinois (LIAMA), commun entre l'INRIA et l'Académie
des Sciences de Chine, et hébergé à Pékin par
l'Institut d'Automatique.
Parmi les relations bilatérales plus ponctuelles, citons au niveau
européen ou au Maghreb les PAI, ou Programmes d'Actions
Intégrées, qui financent sur deux ans des projets
spécifiques. Nous avons également un accord de coopération
avec la JNICT, aujourd'hui ICCTI, pour favoriser les échanges
scientifiques avec le Portugal. Nous participons également à des
programmes de projets communs avec la Tunisie (CMCU) et le Maroc (CMIFM).
Les relations multilatérales ou régionales concernent d'abord les
programmes de la Commission Européenne, sources de financement
conséquentes, et qui sont un important vecteur pour le rayonnement de
nos recherches vers le tissu industriel européen. Le nombre de contrats
de recherche passés dans ce cadre est en augmentation par rapport au
passé et l'INRIA s'est vu confier la (co-) gestion de quelques
structures comme le Consortium pour le World Wide Web (W3C), le " National Host
" français pour le programme de communications avancées (ACTS),
et le TTN (Technology Transfer Network) français du programme pour le
calcul à hautes performances (HPCN).
On y trouve également la relation privilégiée que nous
avons depuis 9 ans avec nos 14 partenaires de l'ERCIM (European Research
Consortium in Informatics and Mathematics). Ce consortium qui est un GIE
européen entiérement financé par ses membres, a un
programme de bourses et des groupes de travail qui cherchent à
accroître la collaboration thématique entre les instituts
participants. La lettre qu'il publie a une diffusion trés importante
à la fois à la Commission Européenne et dans les
organismes asiatiques ou américains.
Dans les relations multilatérales, on trouve aussi la collaboration
inter-africaine qui préside à l'organisation bisannuelle du
colloque CARI, dont nous préparons la 4éme instance à
Dakar pour octobre 1998.
Les relations globales sont, par exemple, celles qui sont gérées
par le consortium W3C au niveau de la définition des futurs standards du
Web, ou nos participations à certaines opérations de l'UNESCO, de
la Banque Mondiale, ou de l'Agence universitaire de francophonie AUPELF-UREF.
S'y apparentent également les actions que nous menons à travers
des organismes de coopération tels qu'Aire Développement ou le
CIMPA.