La Délégation aux Relations Internationales a formé une
nouvelle équipe fin 1996, qui s'est donné comme premier objectif
la conception d'un site Web bilingue permettant de disséminer dans
l'Internet l'information sur ses principaux programmes, et d'en archiver une
synthése des dossiers dans l'Intranet de l'INRIA. Au terme d'une
année de saisie et de mise au point, nous avons développé
une premiére édition de ce site Web, comprenant environ 200
fichiers sous format HTML. L'information est en général
disponible in extenso en français, et une page anglaise associée
en présente un résumé. Cette information est
réguliérement mise à jour; elle est accessible depuis le
serveur institutionnel de l'INRIA. En fait, la majeure partie de notre rapport
d'activité ci-aprés consiste en la fusion au sein d'un document
homogéne des pages principales en français.
La principale opération de l'année, fruit de plusieurs
années de préparation, a été le lancement du
laboratoire franco-chinois à Pékin. Les protocoles d'accord on
été signés en janvier, par une délégation
dirigée par le Président B. Larrouturou, en présence du
ministre F. Fillon, de l'ambassadeur P. Morel, et du Président du CNES
A. Bensoussan. Les deux directeurs en sont le Prof. Song de Ma,
Président de l'Institut d'Automatique du côté chinois, et
Olivier Monga du côté français. Un appel aux propositions
de projets a été lancé en avril, et son
dépouillement par le Comité Scientifique Bilatéral, en mai
à Pékin, a décidé du démarrage de 7 projets,
dont deux ont un volet de participation industriel. Le laboratoire s'est mis en
place au cours de l'été, avec l'installation d'une grappe de
stations de travail reliées en réseau, et la pose d'une liaison
spécialisée inaugurée par le Président J.Chirac en
mai. Deux thésards français sont en séjour de longue
durée sur place. En décembre 1997, des journées portes
ouvertes ont présenté les activités du laboratoire,
notamment aux sociétés françaises et chinoises
intéressées par les technologies de l'information. En
paralléle avec cet effort institutionnel, nous avons ouvert largement
à nos collégues français l'animation du PRA
franco-chinois; en particulier, un colloque-bilan sera organisé
à Pékin l'an prochain, conjointement du côté
français par l'INRIA et par le CNRS.
L'Institut Liapunov est, lui, déjà bien établi
aprés trois ans de fonctionnement. Il a été reconduit
cette année pour 3 ans, et ses structures ont été revues
pour permettre un renouvellement effectif des thémes des projets. Une
réunion en juin du Conseil Scientifique, dont la composition a
été revue, a effectué la sélection des nouveaux
projets.
Un effort particulier a été porté cette année
à l'approfondissement de nos relations scientifiques avec le Maghreb.
Une mission à Rabat en juin a préparé le montage d'un
accord-cadre avec l'ENSIAS, qui a été signé lors de la
visite du Prof. Bennani en septembre. Une autre mission à Tunis en
novembre a vu la concrétisation d'un accord avec l'Université de
Tunis II. Le flux de stagiaires et thésards co-encadrés entre
l'ENSIAS, l'EMI, l'ENIT, l'IRSIT et l'INRIA devrait s'intensifier de
maniére significative l'an prochain. De plus, un accord de collaboration
entre la Tunisie, le Maroc, et le Consortium W3C est en cours de montage, pour
permettre le financement par la Communauté Européenne de mesures
d'accompagnement du développement de l'infrastructure Web au Maghreb, et
notamment de son adaptation à la langue arabe.
Un important accord de collaboration a été conclu entre
l'AUPELF-UREF et l'INRIA. L'INRIA est devenu membre de l'AUPELF, et a mis
à sa disposition un chercheur (Alain Caristan) pour une durée de
16 mois, pour l'aide à la formation en technologies réseau.
L'INRIA a participé fin octobre au colloque francophone de Hanoi; un
accord de collaboration avec l'IFI, Institut Francophone d'Informatique de
Hanoi, est en préparation. L'AUPELF de son côté apportera
son soutien financier au colloque CARI'98 de Dakar.
Depuis de nombreuses années l'INRIA participe au CIMPA, le Centre
International de Mathématiques Pures et Appliquées. Les
récents problémes de financement rencontrés par le CIMPA
sont suivis de prés par l'INRIA, qui contribue activement à sa
pérennisation à travers la formation d'un GIP
Mathématiques et Développement.
Un effort particulier de coopération vise à structurer nos
coopérations avec l'Extrême-Orient, au-delà de
l'opération franco-chinoise évoquée ci-dessus. Nous avons
participé à l'exposition TechConnect'97 à Singapour en
septembre, où nous avons présenté la voiture
électrique automatisée Cycab mise au point par l'Action
Praxitéle. Un accord de coopération avec l'Université
Technique de Nanyang est en préparation sur ce sujet. Une visite de
l'Institute of System Sciences a identifié plusieurs axes de
collaboration plausibles, notamment en imagerie médicale et en
technologies multimédia et Internet. Nous avons également
reçu en visite officielle le Prof. Hsiang, de l'Université
Nationale de Taipeh.
Une mission de plusieurs chercheurs s'est rendue au Japon en novembre, pour y
visiter les principaux centres travaillant sur la réalité
virtuelle. Une collaboration en informatique théorique existe depuis
plusieurs années entre la France et le Japon en technologie de
réécriture et en théorie des types; de nombreux autres
sujets de collaboration existent, en robotique notamment. Un accord de
collaboration avec la société NEC a été
signé en janvier, dont les principaux thémes sont le calcul
paralléle et les réseaux sans fil. Une machine Cenju3 a
été mise à disposition de l'IRISA, à Rennes,
dans le cadre de cette collaboration.
Une collaboration avec l'AIT existe depuis une dizaine d'années. Chaque
année nous co-organisons au mois de décembre une école
thématique; depuis 3 ans nous participons à l'organisation de la
conférence Asian Computing. Aprés Bangkok et Singapour, ASIAN'97
a eu lieu cette année à Kathmandu. Un accord de
coopération INRIA-AIT de trois ans a été renouvelé;
un volet de collaboration sur des projets de recherche va démarrer l'an
prochain, autour des thémes Metadata et Modélisation
architecturale, avec l'aide de l'Ecole d'Architecture de Nancy; une
premiére application, la modélisation de l'éclairage du
temple du Bayon sur le site d'Angkor, est en cours de réalisation.
La coopération avec l'Inde n'est pas à la mesure de ce pays, qui
posséde un grand nombre d'institutions scientifiques de trés
grande qualité (IITs de Delhi, Mumbai, Chennai, Kanpur et Kharagpur, IIS
à Bangalore, TIFR à Mumbai). G.Huet a effectué une mission
en janvier avec une délégation conduite par F. d'Aubert; une
mission en décembre de Ph. Mussi et B. Mourrain permettra de cibler une
coopération plus active. L'implication de l'INRIA dans le CEFIPRA,
principal organe de financement des relations scientifiques
bilatérales, va dans le même sens.
Rappelons pour mémoire les collaborations scientifiques établies
de longue date avec le Brésil et les pays du cône sud de
l'Amérique du Sud : Argentine, Chili, Uruguay. Ces coopérations
sont en croissance réguliére. Cette année, nous avons
signé un accord-cadre avec le CNPq (CNRS brésilien) ; il sera la
formalisation d'une coopération fructueuse qui inclut
déjà 12 lignes de travail et qui est soutenue par le
Ministère des Affaires Etrangères.
De même pour l'Argentine, avec la poursuite de la coopération de
l'INRIA avec un groupe d'universités argentines. Des séminaires
ont été organisés sur place et cette coopération a
été considérée comme une des plus valables
menées actuellement avec ce pays par un comité
d'évaluation indépendant.
Des actions ont été effectuées vers l'établissement
d'une coopération avec l'Uruguay soutenue par le Ministère des
Affaires Etrangères et qui pourrait aboutir en 1998. Un nombre important
de docteurs formés à l'INRIA et dans des instituts
suédois s'apprêtent à rentrer au pays et pourraient
constituer un noyau régional pour des disciplines comme les
méthodes formelles et la vision par ordinateur.
Pendant l'année 1997, les réponses aux appels d'offres
communautaires ont continué à un rythme soutenu. Depuis le
début du 4e PCRD, le financement acquis a atteint les meilleurs niveaux
historiques. Beaucoup d'efforts ont été nécessaires pour
l'obtenir, compte tenu de la complexité des projets à monter et
de la concurrence croissante rencontrée. Notre participation à
été diversifiée et nous intervenons désormais dans
9 programmes européens dont ceux dédiés au transport,
à la médecine ou aux biotechnologies, entre autres.
Ces projets sont une bonne opportunité pour mener des actions de
transfert et sont un moyen de renforcer les contacts avec le milieu industriel
européen. Les projets à participation industrielle sont devenus
majoritaires, même parmi ceux ayant un objectif à plus long terme.
La participation dans plusieurs réseaux ou groupes de travail
financés par la Commission Européenne nous permet de maintenir un
lien suivi avec nos pairs académiques. Par le biais du volet
coopération internationale du PCRD, il nous a été possible
de monter des opérations avec les Etats-Unis d'une part et avec des
partenaires africains, d'Europe Centrale et latino-américains d'autre
part.
Le soutien au Web Consortium continue à être notre contrat le plus
important en montant.
De nombreuses discussions portant sur le contenu du 5e PCRD ont eu lieu et
continuent d'avoir lieu au niveau national et bruxellois et nous avons
largement contribué à ce débat.
L'ERCIM a vu un changement important, avec le remplacement du Directeur en
novembre par le Président de l'INRIA, B. Larrouturou. Un texte
prospectif, INRIA's position paper, a été discuté
lors des réunions des directeurs en mai à Rocquencourt et en
novembre à Copenhague. Il propose une nouvelle base de travail à
nos partenaires, en visant à faire de l'ERCIM un centre d'expertise des
technologies de l'information faisant autorité au plan
européen.
La coopération bilatérale en Europe est très intense au
niveau informel et se concrétise par des visites réciproques,
co-organisation de conférences et publications jointes. Les programmes
PAI du Ministère des Affaires Etrangères permettent une formalisation
ponctuelle. L'année a été encore plus active que les
précédentes dans ce type de coopérations.
L'année a été marquée par la mise en úuvre
de l'accord de coopération INRIA-ICCTI (l'agence portugaise de
coopération internationale). Un appel d'offres pour des visites
exploratoires a été lancé dans ce cadre et les missions
ont commencé à avoir lieu à la fin 97. L'appel
d'offres pour des projets conjoints est en cours pour l'année 98.
Nous avons accueilli à l'INRIA et co-organisé avec le
Ministère de l'Industrie un séminaire franco-autrichien sur
l'informatique et les mathématiques appliquées.
L'INRIA a participé à l'exposition TECNOVA'97 (Santiago de
Compostela, Espagne), à la demande de l'attaché scientifique
français en Espagne. Nous avons fait une présentation de
l'Institut et du programme Praxitèle en particulier, car il s'agissait de
communiquer autour de la voiture électrique française.
Avec les Etats-Unis, l'INRIA entretient des collaborations suivies avec plus de
35 universités. Certaines de ces actions sont soutenues
institutionnellement dans le cadre du programme NSF/INRIA, au terme duquel la
NSF finance la partie américaine et l'INRIA la partie française
(7 actions acceptées en 97 s'ajoutent aux 12 en cours en 97 provenant
des années antérieures). Par ailleurs, l'INRIA a
adhéré à l'association ARISE, soutenue par le MAE, dont le
but est de promouvoir les relations entre les organismes français
(publics ou privés) et les scientifiques français
expatriés aux Etats-Unis (de l'ordre de 6000, toutes disciplines
confondues). Les retombées attendues sont une amélioration
supplémentaire des contacts avec la communauté scientifique
nord-américaine, partenaire incontournable dans les domaines couverts
par l'INRIA. Enfin, cette année, plusieurs rencontres ont eu lieu avec
les responsables d'organismes canadiens désireux d'augmenter leurs
collaborations avec l'INRIA, notamment le CRIM à Montréal et
l'Université de Western Ontario à London (Ontario).