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Modèles d'hystérésis
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Participants : Pierre-Alexandre Bliman, Pavel Krejcí, Michel
Sorine, Joël Szymanski
Nous avons précédemment proposé une classe de modèles de
frottements secs, admettant une représentation d'état, qui unifie
la description des comportements de type Coulomb et des
phénomènes constatés lors des changements de signe de la vitesse
: stiction, effets Dahl et Stribeck. Ces modèles sont de type
"boîtes noires", ce qui pose des questions sur leur bases
physiques, et sont scalaires (mouvements uni-dimensionnels), ce
qui est limitatif pour certaines applications. Nous avons donc
essayé, cette année, d'avancer dans deux directions :
- Bases physiques des modèles. Nous avons étudié
l'interprétation thermo-mécanique de nos modèles et en
particulier des conditions de dissipativité qui avaient été
obtenues. Les modèles dissipatifs apparaissent comme des
modèles de comportements élastoplastiques que l'on peut définir
à partir d'une fonction d'énergie libre et d'un
pseudo-potentiel de dissipation admettant une expression
simple. Cette construction fournit une paramétrisation de la
sous-classe des modèles dissipatifs, la plus importante dans
les applications, et une voie pour l'extension au cas
vectoriel.
L'étude précédente laisse penser que certains de nos modèles
(Dahl du premier ordre) peuvent servir de modèles rhéologiques
de milieux continus, alternative, dans ce cas, à des modèles de
type Prandtl-Reuss. Nous avons commencé une coopération sur ce
thème avec P. Krejcí.
- Motivés par l'application au contact pneu/sol (voir plus
loin), nous avons commencé l'étude du cas vectoriel et
construit les premiers modèles, de type Dahl,
tri-dimensionnels.

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