Projet :
MEVAL

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aléatoires
Réseaux de neurones
Participant : Vadim Malyshev.
Globalement, on distingue trois classes de réseaux de
neurones : ceux de Hopfield, les réseaux
biologiques et le perceptron. Si des progrès concernant
l'état stationnaire ont été accomplis par diverses équipes ces
quinze dernières années, la dynamique de ces modèles, beaucoup
plus délicate, reste encore assez mystérieuse. Sur ce dernier
point, plusieurs études significatives ont été menées au sein du
projet.
Le modèle de Hopfield (1982), très répandu en
mécanique statistique, est caractérisé par le nombre de noeuds
N, qui peut tendre vers l'infini, et le nombre d'images
p. Lorsque p est arbitraire, la dynamique à
température finie est analogue à celle d'une marche aléatoire
évoluant dans une union de polyèdres, avec discontinuités aux
frontières (comme dans les réseaux de communications !). Les
propriétés temporelles locales et globales ont été abordées en
analysant les limites fluides obtenues à l'aide de changements
d'échelle appropriés. Il a ainsi été montré, en collaboration
avec l'Université de Leiden, que le temps pour atteindre un point
fixe, à température zéro, est presque sûrement uniformément borné
en p, lorsque
p
. En ce
qui concerne la région des températures finies, il faudra trouver
les répartitions spatiales des minima locaux d'énergie et les
distributions correspondantes. La seconde catégorie de réseaux
intervient fréquemment en biologie (modèle dit
hourglass) pour analyser le fonctionnement de cellules
cérébrales. En fait, ils sont assez proches de certains réseaux
de files d'attente et ont été étudiés par des techniques
d'approximations fluides, conjointement avec l'
IPPI de Moscou et l'Université de Lund en Suède.
Il s'agissait principalement de décrire des attracteurs, ainsi
que leur structure de Gibbs, pour divers types de connexions
(asymétriques, aléatoires, d'inhibition et d'excitation, en
dimension 2 aux températures extrêmes). Enfin, la dernière classe
de réseaux, analysée en collaboration avec le centre de physique
théorique de Luminy, est plus connue des ingénieurs et apparaît
comme une généralisation du perceptron multi-couches,
proposé par Rosenblatt dans les années 60. Le point de vue adopté
part d'une représentation sous forme de réseaux
feedforward, i.e. sans réaction, dont la topologie est
relativement simple.

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