Projet :
MEVAL

Précédent : Réseaux et marches aléatoires dans
Zn+ Remonter : Fondements scientifiques
Suivant : Réseaux de neurones
Sous-sections
Grands systèmes aléatoires
Participants : Frank Delcoigne, Guy Fayolle, Christine
Fricker, Jean-Marc Lasgouttes, Vadim Malyshev.
Schématiquement, on peut dire que la résolution de modèles
raisonnablement réalistes (ce vocable étant subjectif !)
n'est possible que pour les dimensions extrêmes : faible
(disons
3) ou très grande. Dans ce dernier
cas, on parle de systèmes en limite thermodynamique,
i.e. dont la taille (volume, graphe associé, nombre de noeuds,
etc.), représentée par un certain paramètre N, augmente
indéfiniment. S'il y a clairement une analogie avec les systèmes
de particules rencontrés en physique, de nouvelles difficultés
surgissent par suite de la non homogénéité des composants
(sites). Les questions essentielles sont liées aux phénomènes
suivants :
Elle existe dans un réseau si, par définition, tout
p-uplet de noeuds se comporte, lorsque
N
, comme
un ensemble de p noeuds indépendants : on peut alors
obtenir des renseignements quantitatifs sur la dynamique, l'état
stationnaire et les vitesses de convergence. Pour les systèmes à
fort degré de symétrie, les techniques utilisées sont issues de
la mécanique statistique et dites à champ moyen :
asymptotiquement, chaque site aura tendance à évoluer comme un
processus de saut Markovien non homogène en temps, dont les taux
de transition sont déterminés par calcul de la mesure empirique
des actions dues aux autres sites, laquelle devient en fait
déterministe. Une des difficultés provient de la rencontre
d'équations différentielles non linéaires. Nous avons démontré la
propagation du chaos pour diverses classes de réseaux (
BCMP, polling). Quand la dissymétrie est
totale, la plupart des problèmes restent encore largement
ouverts.
Considérons un réseau fermé du type
standard BCMP, non symétrique, comportant M
clients et N noeuds. On veut trouver des fonctions
M = f (N) conduisant, lorsque
N
, à un
bon comportement, autrement dit à une bonne utilisation
des ressources disponibles. Cette problématique a de multiples
origines : gestion de parcs de véhicules en libre service,
réseaux informatiques, etc. À l'aide de facettes fines du
théorème central limite, on montre dans [[4]] que, pour des conditions
initiales indépendantes, il y a propagation du chaos, mais
différentes situations peuvent se produire :
- les files restent toutes uniformément bornées ;
- certaines files, en nombre peut-être infini, se
saturent : on parle alors de condensation.
On a ainsi très logiquement introduit une classe de
fonctions f (N), dites critiques, non
nécessairement linéaires, différenciant les zones de
stabilité et les zones de saturation. En outre,
la vitesse de convergence vers l'état chaotique est d'ordre
O(f-1(N)).

Précédent : Réseaux et marches aléatoires dans
Zn+ Remonter : Fondements scientifiques
Suivant : Réseaux de neurones