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Sous-sections
Théorie des nombres
En septembre 1998, I. Vardi a complètement classifié le
prolongement des séries de DIRICHLET avec chiffres
de tête bornés. Il a écrit ses résultats dans une note « Chiffres
de tête et nombres algébriques » soumise aux Comptes Rendus de
l'Académie des Sciences. Son article What is Ancient
Mathematics? a été accepté au journal Mathematical
Intelligencer, et il a écrit avec Gérald Tenenbaum en
octobre 1998 un article intitulé Niven Numbers, soumis à
Acta Arithmetica. Enfin, avec J.-L. Rémy et
P. Zimmermann, il a contribué au calcul numérique de la
constante A2 définie par Brigitte Vallée
(Université de Caen) qui est liée au coût de l'algorithme d'
EUCLIDE de calcul de pgcd.
Un travail effectué il y a deux ans en collaboration avec
François Bertault et Olivier Ramaré sur les sommes de sept cubes
a été accepté pour publication dans la revue Mathematics of
Computation [[4]].
En collaboration avec Harvey Dubner, Tony Forbes, Nik Lygeros,
et Michel Mizony, et en réponse à un problème posé dans Pour
la Science, dix nombres premiers consécutifs en progression
arithmétique ont été trouvés. Un article résumant ce travail a
été soumis à la revue Mathematics of Computation.
Depuis son arrivée en juillet 1998,
G. Hanrot a poursuivi des travaux entrepris dans sa thèse
concernant les équations diophantiennes [BH98a,BH98b,Han98]. En particulier, il a achevé
la rédaction d'un article commun avec Yuri Bilu et Paul Voutier,
qui met un point final à une conjecture célèbre datant du siècle
dernier portant sur les diviseurs de nombres de la forme
-
,
au moyen de calculs intensifs reposant sur les outils décrits
dans sa thèse. L'article en question est soumis au Journal
für die reine und angewandte Mathematik.
Un travail en cours (commun avec Yann Bugeaud et Maurice
Mignotte de Strasbourg) consiste à tirer profit d'un aspect
initialement marginal d'un article écrit en commun avec Yuri
Bilu, qui dans certaines circonstances permet d'obtenir des
résultats frappants de façon ``élémentaire''. Cette méthode
permet, en particulier, d'améliorer dans certains cas des
résultats difficiles de Maurice Mignotte sur la célèbre équation
de CATALAN,
xp - yq = 1. Ce travail s'est
concrétisé par la rédaction d'un article sur l'équation de
CATALAN soumis aux Annales de l'Institut
Fourier.
Il s'agit d'un travail de Y.-F.S. Pétermann,
J.-L. Rémy et I. Vardi, qui sera décrit dans un article
en cours de rédaction, intitulé Discrete derivatives of
sequences. Si l'on considère une suite
,
non-décroissante et surjective, alors la quantité
F'(
m) : =
peut être regardée comme la « pente » de F en
m. Ainsi on appelle la fonction
la
dérivée (discrète) de F, et on constate que l'analogie
avec les équations différentielles habituelles est grande :
la notion d'« intégration » de cette équation discrète correspond
à la reconstruction de la suite F à partir de la suite
(F) : = {
F-1(m)
}m = 1
de ses itérations.
Si l'on impose à tout entier positif k d'apparaître
(k) fois, alors pour
tout
l'entier F(m)
doit apparaître
(F(m)) fois, et
donc
F'(m) = . |
(1) |
Pour que cette exigence ait un sens il faudra que
(1) soit connu, et que
(
+
1)puisse en tout cas être récursivement calculé à partir des
(i)
(i
). Dans cette
perspective il est naturel de considérer des opérateurs positifs
à valeurs entières
, agissant sur
l'identité F0, la suite F =
F1, et sur les compositions successives
Fk de F : il est alors facile de
vérifier que l'équation différentielle (1)peut être intégrée et,
avec la condition initiale F(1) = 1, livre une unique
solution F, satisfaisant
{
(m)}m =
1
=
(F).Et dans ce cas on peut trouver une fonction
différentiable
telle
que
(m) =
(m) + O(1), où en général, si
f (t) est une fonction réelle positive,
(t) =
(t) : =
(f0(t),
f1(t), ... , fn -
1(t)).Ainsi l'équation discrète (1) a sa
contrepartie :
équation (fonctionnelle) différentielle dans le sens
habituel du terme, et dont on peut espérer que l'étude des
solutions sera plus aisée.
On s'intéresse dans ce travail au comportement asymptotique de
F, et on commence par donner des conditions qui
garantissent que F se comporte asymptotiquement comme
une solution de l'équation « approchée » :
f'(t) = . |
(3) |
On développe ensuite des méthodes qui permettent de
vérifier, pour certaines classes d'opérateurs
, que toutes les solutions de (3) (donc celle
de (1)) se comportent d'une certaine façon. Or pour ces classes
d'opérateurs on dispose également d'une solution
particulière de (2), d'expression très simple, qui détermine le
comportement cherché.
Ces méthodes font intervenir l'étude de certains
polynômes.
Terminons ce résumé par quelques exemples. Mentionnons tout
d'abord la suite déjà étudiée dans des travaux individuels et qui
a motivé ce travail. Il s'agit de la suite auto-décrite de
GOLOMB [[11]], qui est la suite
non-décroissante surjective, coïncidant avec la suite de ses
itérées,
{
F(
m)}
m = 1
= {1,

,

,

,

,

,...}.
On impose donc à k d'apparaître
(k) =
F(k) fois, ce qui signifie que
Une solution simple de l'équation analogue
est
g(t) =
t
- 1, où
est le
nombre d'or. Or, d'une part un premier résultat garantit que
F se comporte asymptotiquement comme une solution de
et d'autre part un théorème livrant les informations les
plus précises sur les solutions d'équations de type (3)
s'applique ici et nous apprend que toute solution de (3')
se comporte asymptotiquement comme g.
Par conséquent
F(m)
m
- 1. Nos résultats s'appliquent en
général lorsque
(m) =
F0a1(m)F1a2(m)
... Fn -
1an(m), pour des valeurs
non-négatives et non toutes nulles des exposants
ai. On se cantonne cependant à des exemples
simples. Considérons le cas où
(m) =
Fk(m), (k
1),
qui est une généralisation de l'exemple précédent (où k =
1). Lorsque k = 2, 3 et 4 notre théorème livrant les
informations les plus précises sur les solutions d'équations de
type (3) ne s'applique plus, mais un autre résultat permet de
dire que F satisfait :
pour tout
> 0, où g est une
solution (tout à fait explicite) de l'équation
f'(t) = 1/fk(t). Ce
dernier résultat, à son tour, ne s'applique plus lorsque
k
5, auquel cas nous pouvons seulement
affirmer que
g(m)c -
F(m)
g(m)C
+
,pour certaines
valeurs (explicites) de c et C (avec 0 <
c < 1 < C).
Ce travail soulève de nombreuses questions intéressantes
auxquelles nous ne savons pas (encore?) répondre. En particulier,
plusieurs de ces questions sont contenues dans la question
générale : nos résultats sont-ils optimaux ?

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