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Approximation pondérée de fonctions de transfert scalaires

Participants : Juliette Leblond, Martine Olivi, Andrea Gombani (LADSEB, Padoue, It.)  

Dans la pratique de l'identification, on est souvent amené à minimiser un critère pondéré. En fait, il s'agit probablement là de la méthode la plus répandue. Lorsqu'il s'agit de systèmes dynamiques et d'approximation rationnelle, cela équivaut dans un cadre probabiliste à identifier un système nourri par un processus aléatoire régulier, le poids étant alors la densité spectrale de l'entrée ; dans un cadre déterministe, ce poids peut représenter la fiabilité des mesures selon les fréquences et la foi que l'on éprouve quant au paradigme rationnel. Numériquement, le poids sert le plus souvent à modeler les caractéristiques du résultat (notamment la stabilité) de la même manière que l'on façonne le critère en synthèse quadratique pour que le résultat soit conforme à certaines exigences qualitatives. On a considéré cette année l'extension des résultats obtenus en approximation au cas où le critère à minimiser est , étant une mesure positive finie sur le cercle. Pour que ces problèmes soient bien posés, il faut que la mesure en question soit absolument continue par rapport à la mesure de Lebesgue et de dérivée par rapport à cette dernière inversible dans .

L'analogue pondéré de l'approximation dans une bande de fréquence ayant déja été traitée, nous nous sommes attachés à l'étude de l'approximation rationnelle pondérée (scalaire, pour l'instant). L'utilisation d'un système de polynômes orthogonaux reliés à la mesure nous a permis de montrer que le problème de l'approximation rationnelle pondérée d'une fonction donnée f se ramène à celui de l'approximation rationnelle en norme d'une fonction définie à l'aide d'une formule de Cauchy pondérée. Ces résultats ont été présentés dans [22] et feront l'objet d'une soumission actuellement en cours de rédaction.

Par ailleurs, nous étudions en collaboration avec A. Gombani (CNR Padoue) l'usage de représentations d'état pour paramétrer les fonctions de transfert. On a pu exprimer le critère de façon simple en termes de réalisation. Le contrôle des pôles des approximants (pour la stabilité) est en particulier facile si on utilise la forme canonique dite de Schwartz (aussi prônée par Hanzon et Maciejowski). Cependant, le calcul du gradient s'avère plus compliqué que pour les paramétrages dans le domaine fréquentiel que nous avons utilisés jusqu'à présent. L'étude en cours pourrait apporter un point de vue nouveau sur ces questions.


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