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paramétrique
Participants : Laurent Baratchart, José Grimm (Projet SAFIR), Juliette Leblond, Martine Olivi, Fabien Seyfert, Franck Wielonsky
Mots-clés : approximation,identification
Une convention de recherche, passée avec le CNES (centre de
Toulouse) et qui implique aussi le projet SAFIR de l'Inria, porte
sur l'identification de cavités hyperfréquences bimodes. Elle
nous a permis de tester sur des données industrielles les
algorithmes élaborés à partir de la théorie évoquée ci-dessus. Le
problème posé par le CNES est le réglage d'un filtre passe-bande
aux alentours de 11Ghz, dont l'usinage forcément imprécis a
dégradé la fonction. Les données sont obtenues dans une bande de
fréquence d'une largeur de 80 Mhz à l'aide d'un vobuloscope, et
sont assimilées à un transfert rationnel de degré 8 auquel se
superpose un retard (dû à la longueur des conducteurs et vu la
fréquence à laquelle on travaille). La convention de recherche
avec le CNES avait pour but l'identification d'un de ces filtres,
étape nécessaire pour le réglage. Le CNES compensant lui-même le
retard, notre rôle était borné à l'identification du facteur
rationnel. Pour cela, nous avons effectué sur les données une
extension analytique de type
comme
décrit en section 3.1.1, puis
appliqué au modèle de dimension infinie (numériquement 400
environ) l'algorithme d'approximation rationnelle
en degré 8 (section 3.1.6 ). Lors d'une première
expérimentation au CNES, le retard était mal compensé de sorte
que les oscillations aux hautes fréquences (détectées par la
complétion analytique) ne permettaient pas de déterminer
précisément la valeur à l'infini. Le CNES a donc procédé à une
deuxième expérimentation qui, cette fois, nous a permis d'obtenir
un modèle très fidèle et nettement supérieur à ce que les
techniques d'optimisation généralistes utilisées jusqu'ici
pouvaient fournir.
Cette étude a permis à la fois de valider les algorithmes d'approximation développés dans le projet en collaboration avec J. Grimm, et de poser clairement le problème de la détermination du retard que le CNES aimerait résoudre de manière générique notamment lorsqu'il s'agit d'exemplaires très déréglés de filtres pour lesquels les considérations de symétrie usuelles ne sont pas valables.
Une nouvelle convention a donc été signée qui porte sur la détermination du retard et de la valeur à l'infini, ce qui peut être vu comme un problème d'approximation par un facteur singulier fois une matrice rationnelle. Ce problème est nouveau, et intéressant. Notons que le CNES achète, lors de cette convention, le droit d'utiliser le logiciel Hyperion.
Le projet commence aussi à explorer par avance la phase de réglage des filtres qui devrait constituer le troisième volet de la collaboration avec le CNES. Le stage de Nicolas Otto-Loyas a eu pour objet l'écriture d'un code MAPLE calculant formellement une réalisation de la matrice S d'un filtre idéal en fonction des analogues électriques du réseau passe-bas associé. Ces travaux sont actuellement repris par F. Seyfert.